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mercredi 24 février 2010

La bèle imagination


.....

Au bout de la branche, le bourgeon
Il n'est pas encore prêt à éclore
trop de froid, trop de peine
Alchimique athanor
Et puis trop de gens bougons
Serais-je sereine?

On nous prédit la fin du monde
le 21 décembre 2012
C'est commencé depuis longtemps
Pas d'aujourd'hui la bête immonde
On a les pieds dans la bouse
On va se casser les dents...

faudrait pas y penser
s'entourer de bonnes gens
privilégier l'amour
la bonté et la beauté

Nous sommes tous des bourgeons en phase terminale

Les bourgeons, c'est comme les cochons, plus ça devient grands, plus ça devient....

Et pourtant l'arbre serait si beau...

vendredi 18 décembre 2009

une fenêtre



elle n'a pas l'air de vouloir s'ouvrir...elle est close, mais pas muette.
elle reflète son environnement
qu'elle embellit
quoi, derrière ces vitres colorées?
peut-être un vide insondable
l'inconnu
le néant
peut-être une multitude
qui attend
et souffre en silence
qui appelle...

un trou, comme celui des halles jadis
où s'érigea un forum silencieux
et bruyant de mercantilisme

des profondeurs abyssales
le bleu marin

l'espoir
rime avec déboires
et noir

je préfère le soleil lavant la nuit de ses cauchemerdes

et il y a l'amour.

samedi 5 septembre 2009

entre ciel et terre...


Le confiteor de l'artiste

Que les fins de journées d'automne sont pénétrantes ! Ah ! pénétrantes jusqu'à la douleur ! car il est de certaines sensations délicieuses dont le vague n'exclut pas l'intensité ; et il n'est pas de pointe plus acérée que celle de l'infini.
Grand délice que celui de noyer son regard dans l'immensité du ciel et de la mer ! Solitude, silence, incomparable chasteté de l'azur ! une petite voile frissonnante à l'horizon, et qui, par sa petitesse et son isolement, imite mon irrémédiable existence, mélodie monotone de la houle, toutes ces choses pensent par moi, ou je pense par elles ( car dans la grandeur de la rêverie, le moi se perd vite !) ; elles pensent, dis-je, mais musicalement et pittoresquement, sans arguties, sans syllogismes, sans déductions.
Toutefois, ces pensées, qu'elles sortent de moi ou s'élancent des choses, deviennent bientôt trop intenses. L'énergie dans la volupté crée un malaise et une souffrance positives. Mes nerfs trop tendus ne donnent plus que des vibrations criardes et douloureuses.
Et maintenant la profondeur du ciel me consterne; sa limpidité m'exaspère. L'insensibilité de la mer, l'immuabilité du spectacle, me révoltent... Ah ! faut-il éternellement souffrir, ou fuir éternellement le beau ? Nature enchanteresse sans pitié, rivale toujours victorieuse, laisse-moi ! Cesse de tenter mes désirs et mon orgueil ! L'étude du beau est un duel où l'artiste crie de frayeur avant d'être vaincu.
Baudelaire

mercredi 19 novembre 2008

poétique orangé





Toute la rigueur du travail poétique conduit là : à la proclamation d'une idéalité dont on sait qu'elle n'est pas. Le poète est celui qui maintient par l'écriture l'idée de l'absolu, tout en prenant jour après jour une conscience plus aigüe de la vanité de son geste. Il donne sur le papier le spectacle des élans de l'homme vers le Rêve. Il proclame face au vide combien la tête humaine est remplie de « divines impressions ». C'est sa mission, c'est son travail. Vain sans doute, mais essentiel. Ce faisant, il prend la mesure de sa condition terrestre. Le poète contemporain Michel Deguy écrit dans "Actes" que l'on peut lire tout poème comme un « effort d'anticiper la mort en la figurant, de se hisser à sa hauteur, d'être capable d'accueillir son plus intense suspens ». Tout poème constitue une « espèce de répétition générale en vue du silence."

Silencieuse, je parle pour dire
Mon désarroi devant la haine

Rien ne justifie le sang versé,
J'ai revu Munich, de Spilberg.....quelle absurdité.

Arrêtez, ça.

La vengeance est aujourd'hui sans lendemain. Inutile. Basse. Diabolique.
Qui parlera, qui dira la vie, la beauté, la paix?

Quand prendra-t'on la mesure du travail à accomplir pour la faim, l'eau, le développement.

je sais, il existe des organisations qui œuvrent admirablement.

Ce n'est pas suffisant.

Que faire...

je me tais.

Bien à vous

vendredi 10 octobre 2008

la vie en rose..s...



......

Tout craque, tout claque, tout pète....

Plus rien ne s'arrête?

ça glisse, patine, ... casse-gueule...

resterons nous seuls?

s'effrite, s'émiette,

s'écroule, chamboule,

Alors?

réagir, dire non, fuir

pour ne pas perdre la boule

et regarder la rose, s'en émerveiller,

pour rester éveillé

à l'amour , à la vie,

ne pas avoir peur,

résister aux leurres

retisser les liens

Briser l'athanor

L'amour est plus fort que la mort.

Marie

......


Découvrez Alain Souchon!

.....

lundi 18 août 2008

femme...


"Nous ne sommes jamais aussi mal protégés contre la souffrance que lorsque nous aimons"(Freud)

Ah! trouver la voie, sa voie...
de retour sur soi

il n'est pas question de souffrance,
ni d'errance,

mais bel et bien d'amour,
qui voit le jour.

donner au plus profond de soi,
sans regret,
sa foi,
se détacher le plus possible
de l'objet

rien d'horrible
pas de cible

la force du symbole,
et offrir en obole

sa part de lumière
rester entière
sincère

âme,
femme.


Découvrez Claude Nougaro!

mercredi 30 juillet 2008

épanchée


Laissez aller son geste, son coeur, sa voix,
entendre le sourire des nuages
s’ouvrir à la mélodie de la beauté
aimer
poser le tumulte qui gronde,
sans égoïsme,
de soi
apercevoir la douce lumière
le bijou précieux
dans le silence
à l’ombre de son ombre
sans ressentiment,
ne rien attendre
et vivre vraiment,
là, maintenant
....
vivre
...

vendredi 13 juin 2008

rose...




Comme de longs échos qui de loin se confondent,
En une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent

(baudelaire)

samedi 7 juin 2008

...


« Il n`y a rien de mieux pour une âme que de rendre moins triste une autre âme».
Paul Verlaine

Merci à Blabla de cette belle citation.