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mardi 20 mai 2008

désir...


Quelle chose curieuse que de se confier à son ordinateur, comme une page blanche ouverte sur le cœur, l'esprit. Les doutes nous assaillent souvent, à quoi bon ce journal où chacun exprime ce que bon lui semble. Nous savons être lus...sorte d'exhibitionnisme? nous donnons à montrer, un peu de nous, quelques facettes, qui n'est pas la totalité. Dans quel but?
J'ai envie de partager, simplement. Si l'on considère que l'Homme est individualiste, qu'il se moque de l'Autre comme de sa première paire de chaussette, alors c'est vrai, il faut arrêter ça. Chose vaine que de vouloir communiquer.

Pour l'instant, je continue. Car je ne suis pas une désespérée. Inutile de chercher un sens inconscient à ce que je dis. C'est assez limpide, je pèse mes mots.

Pas désespérée ne veut pas dire simpliste, voire simplette, ni insouciante. Mon insouciance, je l'ai perdue en même temps que mon fils, alors petit enfant, il y a un nombre d'années incalculable, tant le temps dans ces histoires, a du mal à prendre ses marques.

C'est d"écouter Barber qui me met dans cet état? je ne sais pas.
...Un drôle de sentiment m'envahit.

J'ai repensé à "Mort à Venise" ce matin, ce magnifique film de Luchino Visconti, tiré d'un roman de Thomas Mann, où le désir se suspend dans la contemplation ; autant dire qu'Aschenbach, sur le point de mourir ne désire rien tant que son désir lui-même. La contemplation devient son ultime plaisir avant de céder à la mort.

On y trouve ça: l'indifférence générale, l'isolement, le désir et aussi la fuite devant l'idée de la mort, la fascination, la recherche de la beauté...

Mann disait dans "Sur le mariage": « Qui a contemplé de ses yeux la beauté est déjà voué à la mort. »

Voilà quelques bribes de mes élucubrations matinales, avant d'aller à la rencontre de l'Autre, des Autres..

Pas de crainte, je vais bien. Je suis juste lucide.(raisonnablement)(clin d'oeil à Anaximandre..., great philosophe, que la notoriété de Socrate à plongé dans l'inconnu;-)

Bien à vous.

6 commentaires:

Laurent Morancé a dit…

Désirer c'est vivre.

Astrale a dit…

Où bien ressentir le désir, c'est déjà vivre?
merci de ton commentaire Laurent Morancé ;-)

blabla a dit…

Il y a une pudeur dans la mort que ne veut ternir le souvenir, je crois qu' il est plus facile et peut être plus sain d' en parler avec des inconnus, non pas pour en retirer une pitié ou une complaisance, ni même y attendre une pathétique compréhension mais juste le dire à quelqu' un même si ce quelqu' un se traduit par des millions de pixels anonymes, cela soulage, cela exorsise la douleur comme si mettre tout cela sur la table à travers la lecture ou le regard de l' autre pouvait atténué même un instant l'insupportable, se sentir moins seule et entrevoir un filet de lumière au delà de l' obsucurité, partager sans rien n' en attendre en retour si n' est l' idée que quelque part quelqu' un qu'y vie la même chose que vous et se sente moins seul dans sa douleur et y puise un espoir.
le désir est la lumière intérieure de la vie.

Astrale a dit…

J'aime bien votre commentaire Blabla, très pudique lui aussi, et bien reçu...merci et au plaisir de vous lire...je dirais aussi le désir est la lumière de la vie intérieure!

djaipi a dit…

J'ai été enduit en erreur... ce n'était donc pas le présocratique mais un collègue uranophile!

Astrale a dit…

Tous les chemins ne mènent-ils pas à Rome?