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samedi 20 décembre 2008

Juramento, Bolero..

dimanche 7 décembre 2008

Noël



C'est le moment de réfléchir,
de faire plaisir...
Un geste parfois suffit
Une pensée
Un poème,
Une image

Celle-ci, je vous la dédie
Mes ami(e)s.

jeudi 27 novembre 2008

( )


Le blanc:
Avec le temps, le blanc apparait. Il pourrait symboliser la vieillesse, la mort. Le deuil est souvent marqué en blanc. Pourtant, c'est la sagesse aussi. Le blanc est souvent utilisé comme symbole de pureté. La page blanche , la toile, nous inspirent-t-elles, ou réveillent-elles en nous l'angoisse du vide. Si la solitude peut être peuplée, le vide est vide de tout.

Alors le dire. Se mettre dans le langage et en communication avec autrui. La solitude est dans la détresse de ne pas avoir de langage. L' amour devient vrai quand il est dit. Le « dire » humanise la relation. Une lueur demeure, légère flamme vacillante, qui tient bon malgré le souffle des doutes. Un signe de l'au-delà, qui illumine le ciel en tumulte.
...

....

Chacun trouve sa voie au travers de la possibilité de sa propre parole. Après la réflexion vient l'expression. Désincruster sa souffrance par l'échange et la relation aux autres. Le calme est à cette condition.
Voir au lendemain , mais éprouver là maintenant, et savoir ce qui est acceptable, et ce qui ne l'est pas: sentir l'instant présent, dire, partager, se sentir vivant, vivre avec intensité.
La fuite en avant peut empêcher la régression, mais elle ne solutionne pas le problème, s'il en est.. Regarder la vie en face. Dans le blanc de l'oeil...

Mais qui sait au fond?
...

...

mercredi 26 novembre 2008

Le trou noir...

...

Le noir est profond. Il résonne d'echos du fin fond du cosmos. Notre regard répond à sa puissance. Il est en nous et à l'extérieur aussi. Il assombrit le chemin où quelques signaux lumineux balisent notre route; le noir est inéluctable.
...
Quelques éclats l'animent, plaisirs fugaces, étincelles de bonheur que nous ne savons parfois reconnaitre, que nous savons aussi sublimer. Le désir est puissant et constructeur...mais constructeur de quoi: une illusion, peut être...
...

...


...
La lune agit, mais pas seulement. Les esprits sont là. Au dessus, ils s'agitent par moment. Et puis les interrogations., les doutes, les insatisfactions, la peur, le manque qui ne trouve aucun comblement. Aucun objet ne vient jamais combler le manque.
La solitude est extrême. Elle est le destin de chacun.

mercredi 19 novembre 2008

poétique orangé





Toute la rigueur du travail poétique conduit là : à la proclamation d'une idéalité dont on sait qu'elle n'est pas. Le poète est celui qui maintient par l'écriture l'idée de l'absolu, tout en prenant jour après jour une conscience plus aigüe de la vanité de son geste. Il donne sur le papier le spectacle des élans de l'homme vers le Rêve. Il proclame face au vide combien la tête humaine est remplie de « divines impressions ». C'est sa mission, c'est son travail. Vain sans doute, mais essentiel. Ce faisant, il prend la mesure de sa condition terrestre. Le poète contemporain Michel Deguy écrit dans "Actes" que l'on peut lire tout poème comme un « effort d'anticiper la mort en la figurant, de se hisser à sa hauteur, d'être capable d'accueillir son plus intense suspens ». Tout poème constitue une « espèce de répétition générale en vue du silence."

Silencieuse, je parle pour dire
Mon désarroi devant la haine

Rien ne justifie le sang versé,
J'ai revu Munich, de Spilberg.....quelle absurdité.

Arrêtez, ça.

La vengeance est aujourd'hui sans lendemain. Inutile. Basse. Diabolique.
Qui parlera, qui dira la vie, la beauté, la paix?

Quand prendra-t'on la mesure du travail à accomplir pour la faim, l'eau, le développement.

je sais, il existe des organisations qui œuvrent admirablement.

Ce n'est pas suffisant.

Que faire...

je me tais.

Bien à vous

mardi 11 novembre 2008

violet pas violent



....

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Comme sur un tapis de mousse, un velours de coton,
Appuyez-vous...
Laissez peser le corps, gonflez vos poumons,
abandonnez-vous.

Il est des instants de pose,
où il est permis de rêver,
Et d'admirer la rose,
sans stress, ou détresse,

vive la paresse...

booon 11 noooovembre...
;-)



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lundi 20 octobre 2008

jaunesque






Pourquoi le jaune...c'est une couleur qui m'a toujours portée chance. Depuis toute petite. Mais j'ai tendance à l'oublier.
Le jaune du soleil, du bouton d'or, la bonne humeur, la gaité.

Mais comme toute chose a son revers, le jaune est de triste mémoire, désastreuse, quand l'étoile qu'il teinte est portée de force, infligée. Ne pas l'oublier.

Quizz: le cac 40 est-il de couleur jaune?

La jaune, c'est une couleur lumineuse et pourtant c'est bien de "jaunes" que l'on traite les syndicalistes mal-aimés.

J'aime le jaune quand il est associé au blanc. Un peu comme dans l'œuf au plat...:-)

Bien vous

vendredi 10 octobre 2008

la vie en rose..s...



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Tout craque, tout claque, tout pète....

Plus rien ne s'arrête?

ça glisse, patine, ... casse-gueule...

resterons nous seuls?

s'effrite, s'émiette,

s'écroule, chamboule,

Alors?

réagir, dire non, fuir

pour ne pas perdre la boule

et regarder la rose, s'en émerveiller,

pour rester éveillé

à l'amour , à la vie,

ne pas avoir peur,

résister aux leurres

retisser les liens

Briser l'athanor

L'amour est plus fort que la mort.

Marie

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Découvrez Alain Souchon!

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lundi 6 octobre 2008

blues..le bleu!



"l'intensité ou la brûlure d'une présence, on ne l'éprouve qu'à la percevoir dans le miroir artificieux d'une œuvre, soit-elle seulement une image que forme notre fantaisie intérieure.....l'auteur se met à l'œuvre. Son œuvre est cet ouvrage:
davantage d'intensité dans la relation que notre pensée noue avec ces objets de pensée que nous nommons, d'un terme vague, des "choses".....De l'intensité des passions naissent l'inquiètude et le sentiment de l'étrangeté de ce qu'on aime..."

extrait d'un livre passionnant de Marc Le Bot intitulé "Images, magie"
(site de philosophie de notre excellent P.Hidalgo) (merci encore Pierre si tu passes par là! ;-))

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Découvrez Eric Serra!

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dimanche 5 octobre 2008

intermède geek du dimanche...

Mange Mon Geek -

MDR!
Dans la barre latérale....:-)))

samedi 4 octobre 2008

le vert...


le vert, c'est spécial..;et pourtant, complémentaire du rouge, il s'harmonise si bien avec le bleu.
le vert, c'est dans la nature, c'est l'herbe, la feuille. Les yeux verts sont les yeux préférés des hommes. C'est comme cela.
le vert autorise, le vert porte chance, on aime se mettre au vert. On consomme vert... un vert de sirop de menthe serait-il aussi rafraichissant s'il n'était pas de cette profonde couleur...verte!
le yang est rouge et le yin est vert
Mais c'est aussi la couleur de la moisissure, de la putréfaction, et du teint des malades, de la colère.
C'est la couleur de l'éveil des eaux primordiales ainsi que de celui de la vie.
L'émeraude est verte.

Magnifique chanson du cap ..vert.(Cesaria Evora)

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Découvrez Cesária Évora!

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j'aime le rouge aussi, et l'art??


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Découvrez Sanseverino!


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mercredi 17 septembre 2008

au delà...

au delà

A vous passants, d'un jour, d'un instant...

Je dois vous dire que je mets ce blog en suspens. Est-ce temporaire, définitif?
Je ne sais pas. Je ne renie rien de ce que j'ai écrit ou partagé, aussi je ne souhaite pas le détruire.

Je ne sais plus à quoi il sert.

Je vais donc le laisser ainsi, peut-être y reviendrai-je...qui sait?

Amicalement à tous.

Marie

dimanche 14 septembre 2008

le point A


le sens de la vie...

y-a-t’il un départ...ce serait la naissance...le point A.

Une arrivée., le point B...la fin de la vie, l’ultime moment où l’on se retrouve définitivement seul avec soi-même. Et peut-être dans une grande souffrance....quelle ironie, quelle absurdité, comme s’ingéniait à nous le faire remarquer Albert Camus.

Et entre les deux, le chemin, ou plus exactement

l’expérience.

Cela parait ainsi moins linéaire.

Et si tout ne résidait pas simplement dans le point A?

La vie telle que nous la concevons, pratique et consumériste est -elle vraie; n’est-ce pas là l’ illusion?
La vraie vie ne serait-elle pas celle de notre imagination, de nos rêves, de notre spiritualité, de nos aspirations, de nos désirs...on ne peut pas exclusivement vivre de cela, certes, d’amour et d’eau fraîche, de fantasmes, de ressentis. Mais ils nous font tant vibrer, sentir la vie dans les tripes, gonfler nos sens, étreindre notre poitrine...C’est comme écouter une musique, des voix qui nous transportent, qui nous font frissonner. C’est comme regarder une œuvre, la toucher, respirer le parfum des fleurs, apprécier le goût des fruits; c’est comme rire, faire l’amour, partager un bon repas, se promener le long d’un cours d’eau, sur une plage, regarder, voir....(oui, bon, moi je ne fume pas, désolée, je ne le mets donc pas;-)....
Exerçons notre oeil, notre oreille, notre goût, notre odorat, notre toucher...nos 5 sens...et puis développons notre sixième sens, celui de l’intuition, de la réflexion, de l’altérité.
Bien à vous

mercredi 10 septembre 2008

inventeur



"ombrée3,sept.08"


heureusement qu'il y a des petits curieux de tout et qui inventent des trucs...
Nicephore Niepce MERCI!
Qu'est-ce que je m'amuse!

dimanche 7 septembre 2008

musica

Le vase donne une forme au vide, et la musique au silence.
[ Georges Braque ]


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... ...



le cygne.août 2008, malsaucy.

Le blanc sonne comme un silence, un rien avant tout commencement.
[ Vassili Kandinsky ]

mercredi 3 septembre 2008

le temps labyrinthique...


J'aime bien Deleuze...lisez ceci:


"Le temps sort de ses gonds, il s’est mis hors du joint, bon, ça veut dire, voyez ce que ça veut dire, ça veut dire quelque chose de très précis la formule d'Hamlet, ça veut dire : le temps a cessé, pour employer des choses dont on parlait encore l’année dernière, le temps a cessé d’être la mesure du mouvement. Voilà, le temps ne mesure plus le mouvement, le temps n’est plus le nombre du mouvement circulaire. Le temps s’est libéré de l’astronomie et de la cosmogonie… et de la psychologie, c’est-à-dire il s’est libéré du Moi, du Monde, et de Dieu.
Le temps sort de ses gonds, il n’y a pas de formule plus belle que ça, que cette formule de Hamlet… Donc si le temps sort de ses gonds, s'il n’est plus circulaire, il se déplie, en même temps, il ne mesure plus la forme du mouvement, c’est: il ne mesure plus le mouvement cyclique, bon, c’est bien, c’est… il est devenu… ligne pure du temps, il s’est, à la lettre, déroulé, il est devenu la ligne pure du temps…
Le labyrinthe a cessé d’être circulaire, le labyrinthe est devenu ligne droite, c’est ce que nous disait, si vous vous rappelez, c’est exactement ce que disait Borges dans un récit dont j’ai parlé, précédemment, lorsqu’il fait dire à un de ses personnages "je vais vous parler d’un labyrinthe qui se confond avec la ligne droite", et il précise, "un labyrinthe que les Grecs ne connaissaient pas"… Maintenant, le labyrinthe c’est la ligne droite, c’est la ligne du temps comme "pure forme" , que Kant appellera et dont Comtesse, à quoi Comtesse se référait, la semaine dernière, c’est le temps comme forme vide et pure… Mais le temps comme forme vide et pure, comprenez ce que ça veut dire, ça veut dire, il est devenu ligne droite… Et bien, voilà un concept; le temps sort de ses gonds, sentez à quel point c’est chargé d’affects, et sentez que vous n’allez pas percevoir les choses de la même manière, que tout concept est un réservoir de percepts possibles et d’affects virtuels. Et pourquoi ? Ce temps ligne droite, qu’est-ce qu’il fait ? Forme pure et vide , il traverse! Qu’est-ce qu’il traverse ? Il traverse quelque chose, notre rapport avec le temps a complètement changé. Si vous prenez cette phrase à la lettre, notre rapport avec le temps change complètement… Et il change sous quelle forme ? Je suis dans le temps, mon mode d’existence même est d’être dans le temps…"
extrait.. la suite

mardi 26 août 2008

la foto d'une peinture.....la Faute...oh!!


Chatib.2006

Quels rapports l'art entretient-il avec le réel? L'art est-il une mimesis, comme le disaient les Grecs, une imitation du réel? Ou le réel présent dans l'art est le fruit de rapports infiniment complexes que la simple copie. La photographie est bien un art, selon que celui qui photographie donne à montrer non seulement ce qu'il voit, mais bien aussi sa façon de voir, reflet de son intériorité. Il pourra suivre un cheminement, parfois inconscient qui le conduit à percevoir des petits éclats d'infini, des "hors du temps" qui nous émeuvent lorsqu'il s'agit justement de photos anciennes où l'intention de transmettre était là...

mardi 19 août 2008

sensitif



Il faut commencer par éprouver ce qu'on veut exprimer.
[ Vincent Van Gogh ](evene)

Je rajouterais, que pour sentir ce que l'on éprouve, le passage par la verbalisation est le plus souvent indispensable, verbalisation écrite ou orale:
Ecrite, face à un lectorat parfois un peu trop invisible comme sur les blogs, orale face à une oreille compatissante. Cependant, dans l'expression artistique picturale ou autre, le geste se passera de la verbalisation. Le ressenti s'exprimera directement et l'épreuve sera directe. Elle se passe de mots...peut-être...

lundi 18 août 2008

femme...


"Nous ne sommes jamais aussi mal protégés contre la souffrance que lorsque nous aimons"(Freud)

Ah! trouver la voie, sa voie...
de retour sur soi

il n'est pas question de souffrance,
ni d'errance,

mais bel et bien d'amour,
qui voit le jour.

donner au plus profond de soi,
sans regret,
sa foi,
se détacher le plus possible
de l'objet

rien d'horrible
pas de cible

la force du symbole,
et offrir en obole

sa part de lumière
rester entière
sincère

âme,
femme.


Découvrez Claude Nougaro!

dimanche 17 août 2008

Christian Bobin



"Une intelligence sans bonté est comme un costume de soie porté par un cadavre."

"Aimer, c'est prendre soin de la solitude de l'autre, sans jamais la combler, ni même la connaitre"

Je me surprends à aimer écrire, à retrouver un plaisir inouï à lire, ce qui ne m'était pas vraiment arrivé depuis un certain temps. De vagabonder sur les blogs, d'ouvrir mon intérêt à ce qui plait aux autres, d'avoir à écrire pour établir des liens, tout cela m'a permis de sortir d'un empâtement intellectuel caractéristique des gens qui travaillent beaucoup et qui sont trop le nez dans leur guidon. Je souffle, je respire, je pense, je réfléchis, je découvre mille choses, trop parfois...au détriment des contingences matérielles ordinaires.

Je me pose...

Bien à ceux qui me lisent.

jeudi 14 août 2008

intentionnalité

Sartre, La Nouvelle Revue Française, janvier 1939(extrait)

"Être, c'est éclater dans le monde, c'est partir d'un néant de monde et de conscience pour soudain s'éclater-conscience-dans-le-monde. Que la conscience essaye de se reprendre, de coïncider enfin avec elle-même, tout au chaud, volets clos, elle s'anéantit. Cette nécessité pour la conscience d'exister comme conscience d'autre chose que soi, Husserl la nomme « intentionnalité ».J'ai parlé d'abord de la connaissance pour me faire mieux entendre : la philosophie française, qui nous a formés, ne connaît plus guère que l'épistémologie. Mais, pour Husserl et les phénoménologues, la conscience que nous prenons des choses ne se limite point à leur connaissance. La connaissance ou pure « représentation » n'est qu'une des formes possibles de ma conscience « de » cet arbre ; Je puis aussi l'aimer, le craindre, le haïr, et ce dépassement de la conscience par elle-même, qu'on nomme « intentionnalité », se retrouve dans la crainte, la haine et l'amour ; haïr autrui, c'est une manière encore de s'éclater vers lui, c est se trouver soudain en face d'un étranger dont on vit, dont on souffre d'abord la qualité objective de « haïssable ». Voilà que, tout d'un coup, ces fameuses réactions a subjectives », haine, amour, crainte, sympathie, qui flottaient dans la saumure malodorante de l'Esprit, s'en arrachent ; elles ne sont que des manières de découvrir le monde. Ce sont les choses qui se dévoilent soudain à nous comme haïssables, sympathiques, horribles, aimables. C'est une propriété de ce masque japonais que d'être terrible, une inépuisable, irréductible propriété qui constitue sa nature même,—et non la somme de nos réactions subjectives à un morceau de bois sculpté. Husserl a réinstallé l'horreur et le charme dans les choses. Il nous a restitué le monde des artistes et des prophètes : effrayant, hostile, dangereux, avec des havres de grâce et d'amour. Il a fait la place nette pour un nouveau traité des passions qui s'inspirerait de cette vérité si simple et si profondément méconnue par nos raffinés : si nous aimons une femme, c'est parce qu'elle est aimable. Nous voilà délivrés de Proust. Délivrés en même temps de la a vie intérieure » ; en vain chercherions-nous, comme Amiel, comme une enfant qui s'embrasse l'épaule, les caresses, les dorlotements de notre intimité, puisque finalement tout est dehors, tout, jusqu'à nous-mêmes : dehors, dans le monde, parmi les autres. Ce n'est pas dans je ne sais quelle retraite que nous nous découvrirons : c'est sur la route, dans la ville au milieu de la foule, chose parmi les choses, homme parmi les hommes".

blue soul...




L'écriture est-elle le seul espace de liberté absolue?



lundi 11 août 2008

ensembles...

La connaissance de soi ne va pas de soi, elle se reflète dans le regard de l'autre, qui parce qu'il fait choeur avec d'autres dans le partage, permet d'ouvrir son coeur. Confiance, Amour, Humanité, Bonté et Beauté, des mots simples qui résonnent dans la sangha .



et parce que le mouvement "peace and love" n'aurait pas dû s'éteindre:

dimanche 10 août 2008

adagio du concerto N°23 de Mozart

Horowitz est touchant et admirable et cet adagio rend paisible, on devrait le diffuser dans tous les lieux publics, et supprimer ces musiques minables dont on nous abreuve sans cesse et qui ne fait que renforcer l'anxiété et le stress, donc l'agressivité de la plupart des gens...Mozart comme agent de salubrité publique, Mozart, Moz'ART!

lobos

En allant fouiner du côté de du poète Ruben Dario,grand poète, puissant initiateur d'un monde de sensibilité et de lyrisme...


Silencio de la noche, doloroso silencio
nocturno... ¿Por qué el alma tiembla de tal manera?
Oigo el zumbido de mi sangre,
dentro de mi cráneo pasa una suave tormenta.
¡Insomnio! No poder dormir, y, sin embargo,
soñar. Ser la auto-pieza
de disección espiritual, ¡el auto-Hamlet!
Diluir mi tristeza
en un vino de noche
en el maravilloso cristal de las tinieblas...
Y me digo: ¿a qué hora vendrá el alba?
Se ha cerrado una puerta...
Ha pasado un transeúnte...
Ha dado el reloj trece horas... ¡Si será Ella!...



et pour rafraichir...:-)


vendredi 8 août 2008

La justice, arcane 8


arcane:
Les pensées qui ne se traduisent pas en paroles sont des pensées perdues pour l’humanité ; les paroles qui ne sont pas confirmées par des actes sont des paroles oiseuses, et il n’y a pas loin de la parole oiseuse au mensonge.

C’est la pensée, formulée par des paroles et confirmée par des actes qui constitue la bonne oeuvre ou le crime. Donc, soit en vice, soit en vertu, il n’y a pas de parole dont on ne soit responsable ; il n’y a surtout pas d’actes indifférents. Les malédictions et les bénédictions ont toujours leur effet, et toute action, quelle qu’elle soit, lorsqu’elle est inspirée par l’amour ou par la haine, produit des effets analogues à son motif, à sa portée et à sa direction.

La maîtrise du Nombre Huit est donc une épreuve redoutable, elle implique discernement, connaissance, libre arbitre, volonté, responsabilité, intelligence et sagesse ; et il n’est pas besoin d’espérer pouvoir s’accommoder avec les lois de la Providence, Jupiter implacablement vieille, rappelant que les choses ne sont pas justes parce qu’elles sont bonnes, mais bonnes parce qu’elles sont juste. Le Nombre Huit rappelle que la liberté ne consiste pas à pouvoir faire n’importe quoi, ce qui serait un retour rapide au Chaos et à la disparition même de la liberté, mais que la Création basée sur la Vérité Absolue, est forcément ordre équilibre et harmonie, dans les grandes choses (Macrocosme) comme dans les petites (microcosme) ; et s’il est Universellement admis que les grandes choses de la création sont soumises à la Justice, en général la nature humaine se garde d’en faire la correspondance dans les petites choses de son quotidien... Comme le dit l’adage : le diable se cache dans les détails . La sentence de la Tablette de Thoth : Connaître les Lois c’est être libre , nous indique que Justice est aussi liberté. Le verset Huit du Tao-Tô-King me paraît illustrer parfaitement ce Nombre Huit :

La grande perfection est comme l’eau. Comme elle, elle dispense ses bienfaits aux dix mille êtres et ignore les luttes. Comme elle, elle se détourne des obstacles et les évite, descend vers la vallée et demeure là où les hommes ne peuvent pas habiter. C’est pourquoi elle est proche du Tao. Dans tout et pour tout, la perfection commande l’humilité. Elle demande au coeur d’être profond comme un puits. Dans les rapports avec les autres elle réclame des trésors de patience. De la parole, elle attend la vérité. Quand il faut gouverner, elle impose la loyauté et l’ordre. Quand il faut agir elle exige la compétence. Elle s’exerce au moment opportun et ne lutte jamais. Ainsi, elle ne peut s’égarer.

Dans mon jeu: elle symbolise en outre, l'harmonie, l'équité, la capacité à percevoir les tentations de "evil". Cette carte représente une personne qui a une bonne "influence" sur les autres, donnant de bons conseils, ayant de bonnes intentions.
Retournée, elle sera bigote, intolérante, sévère dans ses jugement...

jeudi 7 août 2008

sourire estival


On n'a jamais vu un aveugle dans un camp de nudistes.
[ Woody Allen ]

mardi 5 août 2008

lundi 4 août 2008

Hegel



la pointe des chateaux, guadeloupe 2008/01

En disant ... que la beauté est idée, nous voulons dire par là que beauté et vérité sont une seule et même chose. Hegel

dimanche 3 août 2008

la flûte enchantée

voici pour les méconnaisseurs et les autres, THE morceau de bravoure, dans un décor un peu kitchou, mais là encore, une Dessay pafaite...

vendredi 1 août 2008

casta diva (Norma) par la Callas



à la pureté cristalline d'une Nathalie Dessay, la force dramatique d'une Callas...
2 magnifiques chanteuses...idéales...
bonne écoute, moi, je me régale...
bien à vous

jeudi 31 juillet 2008

encore des frissons...

mercredi 30 juillet 2008

maïeutique


la naissance est imminente

l’enfant va dans un moment assez violent
franchir le cap
dilater l’orifice, jusqu’à le déchirer
le sang, son odeur mêlé à la chaleur du liquide amniotique s’écoule

la tête, molle et imposante à la fois,

l’angoisse de la future mère,

le regard livide du père, décalé

l’agitation environnante...
et soudain,

la magie.

Ne pas laisser échapper cet instant unique,
poser ses mains,
accompagner le mouvement de l’enfant qui vient au monde
aider au dégagement...
le silence règne, il faut le préserver,
le savourer,
un cri retentit alors

le souffle tant attendu, espéré, rêvé, sublimé

il s’élève et rassure, portant dans ses accents, toute la force et la dureté de la vie,
tout l’espoir,
le futur et le passé,
l’envie de vivre, la nature, l’inéluctable,
sa faiblesse et sa force.

la magie s'estompe un peu,
quand la réalité survient, c’est comme cela.

la sérénité du petit matin éclaire l’horizon d’une pale lueur, timide mais volontaire
elle accompagne l’enfant dans son premier sommeil, calé dans le creux de sa mère.

ce matin là est le plus beau matin du monde.

épanchée


Laissez aller son geste, son coeur, sa voix,
entendre le sourire des nuages
s’ouvrir à la mélodie de la beauté
aimer
poser le tumulte qui gronde,
sans égoïsme,
de soi
apercevoir la douce lumière
le bijou précieux
dans le silence
à l’ombre de son ombre
sans ressentiment,
ne rien attendre
et vivre vraiment,
là, maintenant
....
vivre
...

lundi 28 juillet 2008

encore un banc...


Voici mon banc pour Ariaga, je l'invite à passer un moment en ma compagnie, dans le silence et dans la sérénité de ces instants trop rares où la paix intérieure vous inonde à la vue d'un paysage merveilleux...
(photo prise en Ombrie, cet été, sur les hauteurs d'Orvietto)

dimanche 27 juillet 2008

Burattini sculpteur en Italie

Dans une petite ferme de magione, au bord du lac Trasimène, en Ombrie, juste à quelques kms de la Toscane, vit et travaille Sestillo Burattini
Il m'a reçue très simplement et gentiment dans son ancienne ferme aménagée en atelier de sculpteur. Des outils parsemées, accrochées à des poutres, de la pierre, du marbre de carrare, et des poules qui picorent sans se tracasser, au beau milieu...

Le grand jardin est le théâtre de ses monumentales sculptures, magnifiquement baignées de soleil. A l'étage des oeuvres de dimensions plus "raisonnables".

Si vous passiez par là, on ne sait jamais, n'hésitez pas lui rendre une petite visite, il vous servira un excellent capuccino!

la complainte des temps modernes...


Découvrez Boris Vian!

samedi 26 juillet 2008

Jalousie

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Découvrez Various!

o

mercredi 23 juillet 2008

clarté


Comment voir clair, être lucide quand l'émotion, les sentiments vous submergent?

Se sentir apaisé, est-ce le but? Pour le Dalaï Lama, la souffrance fait partie de nous, de nos vies; il convient d'en trouver l'origine, la source afin "d'agir" sur celle-ci.

Vivre avec nos peines, nos fardeaux, nos incertitudes, c'est un passage obligé pour atteindre la sérénité...

IBRAHIM MAALOUF

Voilà, je reviens à cet artiste dont je vous avais parlé un peu plus bas (frissons) car j'avais oublié d'explorer you tube pour voir...hé bien oui, il est bien dedans; je vous recommande d'aller cliquer sur la colonne de droite si vous avez envie d'avoir des explications (courtes) sur la trompette sur laquelle il joue...pas banale...et d'entendre un des ces derniers morceaux, composé par lui. Inspiré par Bach et Miles Davis, il saura certainement étonner dans l'avenir...je viens d'apprendre qu'il a fait un "tabac" au festival de jazz de Cimiez à Nice, ce qui ne me surprend pas..(cf le journal le monde.:-)
Voir aussi son myspace...
Bien à vous

lundi 14 juillet 2008

l'épaisseur de l'instant présent


L'instant présent dure quelques minutes. Il contient tout. C'est cela qu'il faut sentir.
Nous savons que nos actes sont pré-déterminés, mais pas par une volonté supérieure et impalpable. Ils le sont par l'impossibilité que nous avons à nous départir de notre éducation, notre histoire, nos gènes mêmes. Nous sommes des boules de chaire et de sang, parfois conscients, et nous essayons de penser. Cependant, tout ce que nous décidons est inscrit dans ce cheminement duquel il est presque impossible de sortir. les rails de notre inconscient, de notre entité.
Poser alors en actes des impressions de volonté, de choix est illusoire. En réalité, nous ne choisissons pas. Tout ce que nous pouvons faire est de comprendre(en tout cas essayer de) pourquoi tel ou tel chemin. Irrémédiable?

Le passé est fini. Le souvenir est la matérialité de cette vie passée. Sans souvenir, nous sommes comme des arbres privés de racines, qui s'assèchent et vont mourir.
Le futur hypothétique est virtuel mais nécessaire car il prolonge l'espace temps vers l'à-venir, il sert d'étayage à sa propre construction. Il est donc important de penser le temps futur, de l'incorporer à sa propre nature, sans se perdre pour autant à en oublier l'instant présent.

Ainsi, la marche ne se fait pas tout à fait sur un fil de rasoir, en équilibriste.

Sentir l'épaisseur de l'instant présent en lui donnant l'importance qu'il mérite, en se sentant vivre, en respirant l'air, en acceptant la caresse du vent, en noyant son regard dans les beautés de ce monde, en admirant le lumière, l'éclat, la lueur de vie dans le regard de chaque être qu'il nous est donné de rencontrer.
Bien à vous.

the big picture

allez faire un petit tour par , c'est sympa...

dimanche 13 juillet 2008

Zazen

ne souhaitant pas rester dans mon ignorance crasse...je crois avoir trouvé un article bien écrit et synthétique sur la pratique méditative japonaise...

Qu'en dites-vous?;-)
bien à vous...

samedi 12 juillet 2008

Frissons...

Après un périple de plusieurs centaines de kilomètres, notre héroïne s'est retrouvée at home...cre-vée! le morale un peu en bas, quelques tracasseries par-ci par-là...enfin, voilà qu'elle se décide à rendre visite au "festival d'ici et d'ailleurs" de châlons en champagne. Elle découvre alors IBRAHIM MAALOUF, un artiste doué, sympathique, jouant de la trompette de façon exceptionnelle dans un groupe épatant: guitare, basse, percus, batterie, métallo phone...

le morceau qu'elle préféra fut une composition en la mémoire de ces tristes heures passées à attendre des nouvelles d'amis ou de famille, au téléphone, toujours "occupé"mais qui ne venaient jamais, durant la guerre civile du LIBAN.

Elle se souvint alors combien elle s'était inquiétée pour son ami de toujours, Fadi, qui était reparti là-bas, et qui ne donna plus signe de vie pendant plus de 2 mois. les nouvelles par ailleurs étaient très mauvaises...cette attente fut particulièrement angoissante. Il revint de cet enfer, marqué, mais sain et sauf.

le LIBAN n'en n'a pas encore fini...toujours dans les soubresauts d'une paix hypothétique. Lhéroïne devait visiter ce pays depuis si longtemps...chaque année, le voyage est repoussé...

Cette musique lui rappela tout cela, et la montée en puissance des vibrations instrumentales la firent frissonner. La musique a cette vertu de vous transporter, de vous faire tout oublier, de vous laver les neurones et de vous faire ressentir....

la vie.

vendredi 4 juillet 2008

Les In-sectes, l'héroïne est piquée?

Les vagues étaient bruyantes. Leur déferlement s’enroulait depuis loin tant la plage était longue et laissait percevoir un grondement. Ce bruit était pourtant bien innocent.

Elle avait lu beaucoup ces derniers jours, et notamment ce qui concernait les sectes. Son appétit de connaître en essayant de garder son libre-arbitre, bien qu’elle sache à quel point cela était difficile, était aiguisé par la vacuité de son esprit libéré des contingences habituelles. Elle avait parcouru des textes, visionner des vidéos, discuté avec son entourage.
Elle restait dubitative, considérant qu’en France, de ce qu’elle pouvait connaître, la liberté de penser, de conscience, de pouvoir s’épanouir intellectuellement, voir spirituellement ne semblait pas aussi menacée ou mis à mal que certaines personnes voulaient bien le prétendre. Elle n’avait pas apporté de conclusions, tant elle aimait prendre son temps pour réfléchir, lire, se documenter. Les façons de convaincre dans la propagande de tout genre, repose toujours de toute façon sur les peurs...peur de ne plus pouvoir se réunir pour réfléchir? ne plus pouvoir parler sans penser que nous sommes constamment sur écoute? ne plus pouvoir dire haut et fort que nous ne voulons pas devenir des moutons bêlants, sans plus aucun esprit critique? Ne plus avoir la possibilité de jouir de médecines douces ou alternatives? ne plus avoir la possibilité d’échanger sur les milles façons de se développer spirituellement?

Elle doutait.

Puis rien...le silence...

Allait-elle entendre des voix s’élever pour lui montrer la” vérité”?

Elle décida d’attendre des réponses....éventuelles...patiemment. Elle savait aussi être patiente...

jeudi 3 juillet 2008

L’héroïne marche...





Ces quelques jours passés à ne rien faire, farniente! comme disent les italiens, ces jours l’avaient consolidée. Elle restait précautionneuse, car elle sentait une fragilité. Même les chamailleries environnantes ne l’atteignaient pas, ce qui n’était pas tout à fait bon signe, comme si la distance qu’elle mettait entre elle et les autres restait opaque.

Elle s’était retrouvée au milieu des fougères, une jolie clairière au milieu des pins de la forêt de Canella. Après une marche improvisée de 4 heures à suivre les marques rouges peintes sur des arbres, elle avait emprunté le chemin du trou de la Bombe. Vaste échancrure dans la falaise surplombant un précipice de 50 mètres, ce trou béant rendait la montagne inattendue.
Elle avait apprécié cette promenade qui lui rappelait les longues marches en montagnes qu’elle faisait jadis, lorsque jeune adolescente, elle accompagnait des enfants dans les camps de vacances.

Les pas se succédaient invariablement, le rythme était pris, la respiration calée...l’effort était récompensé par les vues magnifiques des montagnes qui découpaient le ciel par endroit. Quelle nature impressionnante, majestueuse...elle avait emporté son appareil photo et avait fixé ces instants de sérénité. En levant le nez, elle photographia les arbres, le ciel était un peu masqué par ces têtes feuillues.

Ils étaient vivants!

Un moment, elle s’était assise en face d’une aiguille qui pénétrait le ciel presque avec insolence...

Là, elle ignora la douleur de ses pieds meurtris. Après avoir délacé ses chaussures,
elle laissa aller son regard au plus loin, au plus vague, et son esprit s’allégea...

Ce moment, long elle ne saurait le dire, lui procura beaucoup de bien-être.

Elle se questionna: était-ce cela méditer?

Elle repris sa marche...tête vide, pieds alertes...plus rien de venait l’affecter.

Au retour, la magie du paysage la conduisit directement au bord d’une plage. La transparence de l’eau était incroyable. Elle avait envie de retrouver la fraîcheur des sous bois. la mer était un peu nerveuse, elle roulait des vagues inhabituelles. Des petits cris d’enfant s’échappaient de sa gorge à chaque excentricité de l’eau.

Ses pensées rejoignaient le ciel...

Ce bain clôtura cette journée.

jeudi 26 juin 2008

L'héroïne sage...




Elle avait un peu digéré toutes ces semaines passées à attendre la fin d’un cycle.

Les éléments sont-ils ronds, ou s’enroulent-ils en spirales?

La spirale l’avait toujours intriguée, comme une fuite vers l'au delà, comme un espace inexpliqué qui se passe de commentaires, hypnotique...comme une issue transparente, irréelle.

Ses tensions intérieures lâchaient prise.
Elle ne voulait pas sombrer.
Peur de se laisser enfoncer et de ne pouvoir même toucher le fond.
Peur de ne pas pouvoir remonter...sa hantise de toujours.
Elle préférait se montrer forte, résistante. Elle avait tenu bon, pendant toutes ces semaines où elle s’était sentie loup, elle aussi pour ne pas subir les morsures.

L’Homme a se penchant naturel de renier celui qui quitte la meute; le renier, voire le pourchasser. Elle avait déployé une énergie infinie, presque inconsciente à maintenir un équilibre que son départ prévu avait perturbé. Mais elle devait partir, fuir, quitter cet environnement de plus en plus insupportable. Le monde de l’hôpital devenait étouffant, comme une grosse guimauve insalubre caractérisée par sa pauvreté d’âme et sa misère morale...

Son goût pour les arts la pénétrait et la soutenait. Elle aimait peindre. Elle avait toujours dessiné et peint. C’était dans ses veines.. incontournable, évident.

Elle sentait venir la métamorphose. Cela ne l’effrayait pas, mais l'inquiétait tout de même. Elle savait que le temps viendrait où elle pourrait enfin se consacrer à l’expression de son art, mais ce temps se contractait.
“ La vie passe, et le temps perdu ne se rattrape pas“.
Elle devait changer, ou plutôt accepter ce changement qui s’opérait en elle. De toute façon, quelque soit le temps que cela prendrait, plus rien ne pouvait être comme avant.

Les relations entre les êtres lui paraissaient souvent faussées par la mauvaise foi, les faux semblants, l’hypocrisie, le manque de courage, au point qu’elle avait l’impression qu’elle en avait perdu elle même sa franchise. Pourtant, elle osait le plus souvent dire ses sentiments, son ressenti, car elle savait que les quiproquos, les non-dits sont plus angoissants et générateurs de conflits que la parole saine et directe. Mais elle savait que cela n’était pas toujours possible, ou permis. L’autre ne peut parfois plus rien entendre, ou ne le veut pas.

Après les paroles, le silence...

Le silence, elle l’acceptait lorsque celui-ci venait à point nommé, c’est à dire quand les mots avaient été justes, sincères, honnêtes. Elle voulait toujours des explications claires, car les mots sont des pièges. Ils rusent, ils compliquent à merveille une relation, quand ils sont triturés. Pourtant, quelle ambivalence, elle adorait aussi les jeux de mots...en fait elle avait remarqué que les mots disaient sans dire, et exprimait d’une certaine façon, la partie immergée de chacun: l’inconscient .

Le silence, elle l’appelait quand il venait nourrir la relation, comme un gros oreiller douillet dans un lit de jouissance; le silence, elle savait l’apprécier à sa juste valeur. Le silence remplit l’espace entre deux notes et leur donne tout le relief dont elles se nourrissent pour s’épanouir...le silence donne le rythme...
Elle s’enfonça au plus profond celui-ci jusqu’à le trouver insupportable. Elle prit son téléphone et le ralluma.

mercredi 25 juin 2008

l'héroïne nage


L’aube naissant l’avait éveillée tôt. Elle qui aimait se prélasser dans ses draps d’habitude, se leva d’un bon. Elle n’avait pas envie de sentir ses pensées prendre le pas sur cette énergie nouvelle qu’elle sentait ce matin là. Pourtant son esprit fut rapidement encombré de multiples songes un peu mêlés et confus. Elle décida de ne pas lutter...après avoir avalé en hâte son bol de café au lait, elle occupa une bonne partie de sa journée à essayer d’adoucir cette mélancolie qui s’emparait à nouveau d’elle.

Dans l 'après midi, alors que le soleil commençait à décliner, elle enfila son maillot de bain et s’installa sur la plage.
Matteo, un enfant italien de 3 ans s’était approché d’elle en souriant. Il l’avait appelé mama...le père amusé avait repris son fils en lui expliquant que cette dame n’était pas sa maman...elle l’avait regardé sans doute avec amusement et en souriant. L’enfant avait insisté...elle lui avait caressé les cheveux en dodelinant de la tête. L’enfant avait compris son erreur mais fit mine de ne pas céder...il insista encore...le père devint confus...et se trouva presque en faute lorsque son épouse intervint.

Situation cocasse.

Elle plongea alors assez rapidement dans le flot bleu qui la saisit. L’eau était encore un peu fraîche. la saison était en retard. Cette année là, l’été se faisait désirer.
Elle avançait facilement. Personne devant elle, juste l’immensité de la mer. Elle se laissait porter pas l’eau, Les vagues s’amusaient à la bousculer avec régularité. Elle avançait à grandes brassées, Elle passa la langue sur ses lèvres pour goûter le sel.

Elle n’avait plus pied.
L’eau était devenue inquiétante .
Profondeur opaque que les algues noires venait encore assombrir.

Elle ne craignait pas l’eau. Elle savait parfaitement nager. Elle avançait encore, s’éloignant encore plus de la plage bruyante et mouvementée. Les voix s’estompaient, le silence commençait à l’envelopper. Elle entendait juste un léger cliquetis des vagues, même le bruit du déferlement de l’eau sur le bord était étouffé.

Elle souriait au ciel.
C’est à ce moment précis qu’elle se sentit bien.
Loin de tout, loin du tumulte, loin des autres.
Son corps ne faisait plus qu’un avec l’onde. Même l’idée de méduses dont on lui avait parlées, ne l’affolait pas. Elle sentait que rien ne pouvait lui arriver; les méduses danseraient avec elle, évitant de lui inoculer leur venin brûlant.

Elle flottait...

Elle avait épousé la nature.

Elle décida de revenir vers la plage. Là, elle remarqua à quel point le paysage qui s’offrait à sa vue était magnifique: les lauriers roses , les bougainvilliers plus fleuris les uns que les autres, les pins parasols d’un vert ardent.

Elle rentra tranquillement.

Elle décida de couper son téléphone...

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mardi 24 juin 2008

l'héroïne voyage


Elle regardait au loin, les yeux rivés à l’horizon...rien...elle n’apercevait plus rien...
Son corps n’était pas douloureux, elle ne s’en occupait pas. Ou plutôt, elle lui avait enfin redonné sa place. Elle le ménageait.
Des fruits délicieux étaient venu redonner vigueur à son appétit manquant. Elle avait trouvé de la joie à les croquer à pleine bouche.
Assise en face de la mer, sur le sable, elle fixait le rayon lumineux qui se dessinait entre ciel et mer.

Le vide...

Mais non, impossible...

Ses pensées la submergeaient...
Déjà au réveil, elle était envahie de multiples images qui se bousculaient dans sa tête meurtrie.
Des émotions, elle en avait connus ces dernières semaines. Des déchirements, des tiraillements, des frustrations...

Puis elle s’était sentie flouée.

Elle avait tout connu dans ces derniers moments...l’extase heureuse et l’amertume de la trahison.

Après ce vacarme dans lequel elle avait baigné, voilà que tout à coup, elle se retrouvait là, isolée.

Pourquoi n’arrivait-elle pas, comme à son habitude, à dépasser cela?
Pourquoi se sentait-elle sombrer délicatement et imperceptiblement?

Déprimée? Non, ce n’était pas son genre...elle avait connu des situations infiniment plus tristes.

Elle était tourmentée...voilà le terme exact.

Toujours sincère dans sa vie, aimante et douce, elle n’avait eu de cesse d’essayer de donner le meilleur d’elle-même. Elle n’avait de haine pour personne. Elle prônait la non-violence. Elle savait les injustices et les horreurs, mais elle avait envie de vivre pleinement malgré tout et d’être heureuse, sans culpabilité. Elle était blessée quand elle observait ce monde stupide où l’homme s’évertuait à détruire, à salir; elle essayait toujours d’apporter compassion et tendresse aux personnes qui lui témoignaient de la sympathie.

Elle était entière. Quand elle était prête à donner, elle donnait tout, sans réserve, sans calcul, sans arrière-pensée.

Cela effrayait sans doute ...d’ailleurs, elle n’avait que très peu d’amis.
Au fond, c’est ce qu’elle souhaitait.
Des connaissances, oui, elle en avait beaucoup, car elle était plutôt affable et avait le sens de la communication, mais des amis véritables, des êtres qui résonnent avec elle, qui lui font confiance, qui l’aiment en somme, elle en espérait.

Ce soir là, les yeux dans le vague, embrumés de larmes, elle avait le cœur douloureux.

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dimanche 15 juin 2008

à bientôt?...pause!

samedi 14 juin 2008

Pastime paradise....

They've been spending most their lives
Living in a pastime paradise
They've been spending most their lives
Living in a pastime paradise
They've been wasting most their time
Glorifying days long gone behind
They've been wasting most their days
In remembrance of ignorance oldest praise

Tell me who of them will come to be
How many of them are you and me
Dissipation
Race relations
Consolation
Segregation
Dispensation
Isolation
Exploitation
Mutilation
Mutations
Miscreation
Confirmation...to the evils of the world

They've been spending most their lives
Living in a future paradise
They've been spending most their lives
Living in a future paradise
They've been looking in their minds
For the day that sorrows gone from time
They keep telling of the day
When the savior of love will come to stay

Tell me who of them will come to be
How many of them are you and me
Proclamation
Of race relations
Consolation
Integretion
Verification
Of revelations
Acclamation
World salvation
Vibrations
Stimulation
Confirmation...to the peace of the world

They've been spending most their lives
Living in a pastime paradise
They've been spending most their lives
Living in a pastime paradise
They've been spending most their lives
Living in a future paradise
They've been spending most their lives
Living in a future paradise
We've been spending too much of our lives
Living in a pastime paradise

Let's start living our lives
Living for the future paradise
Praise to our lives
Living for the future paradise
Shame to anyones lives
Living in the pastime paradise

vendredi 13 juin 2008

rose...




Comme de longs échos qui de loin se confondent,
En une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent

(baudelaire)

jeudi 12 juin 2008

Hôpital

Mardi j'ai fait grêve...ça ne m'était pas arrivé depuis ma sortie d'école de sage-femme...donc un bon nombre d'années. J'ai donc déserté mon service, après avoir rempli ma mission du jour(indéplaçable faute de disponibilité de rendez-vous), une dizaine de consultations prénatales(échographies).Pour le reste(travail administratif) rien d'urgentissime Alors, dès 14h30, out!

3 heures de retenue sur salaire.
Grêve peu suivie, faut toujours que je sois en décalage...

Les hôpitaux sont en faillite, le saviez-vous?

Tout va être privatisé, la santé coute trop cher...on revient au système de :t'as de l'argent tu peux avoir une chambre seule, t'en as pas, tant pis pout toi. le programme: humanisaton des hôpitaux est laissé de côté. J'apprends depuis quelque temps que les patients, ne sont plus des patients, mais des CLIENTS...super...la santé n'a pas de prix mais elle a un coût! WWaaaaouh! quelle trouvaille!
Hé bien, c'est cuit, non, il faut rentabiliser,
soigner? c'est accessoire.
Enfin, si vous souhaiter finir vos jours et avoir accès à des soins, je vous conseille de vivre dans une grande ville, non loin d'un CHU, et de prévoir votre budget santé...
Bon courage!

lundi 9 juin 2008

Anamorphic illusions

clickez là!

Patience

* La patience est un arbre dont les racines sont amères et les fruits savoureux. - (proverbe arabe)

Je ne sais si patience et passion sont des mots de même racine éthymologique...patio, en latin, "je souffre"...alors qu'ils semblent si éloignés l'un de l'autre.

La patience de Lévinas est une patience qui attend, mais dont l'attente n'est portée par aucune volonté, qui est contingente. C'est une forme d'ouverture sur l'inattendu, ce que Lévinas désigne par la formule de « responsabilité pour autrui. »

La méditation procède d'un abandon de toute attente, le but à atteindre étant précisement celui d'un calme intérieur où l'attente, le désir, l'agitation, bref le futur et la projection personnelle sont oubliés. La patience est suscitée, volontairement ou non, et elle s'exerce de façon consciente comme une réponse à un désir. (pioché dans wiki)

la patience
est un ferment, un baume qui enveloppe le soi et qui empêche la tourmente, pris au sens de tempête intérieure. Il balise l'oeil du cyclone et le guide. (de moi, lol)

à tous...

Ce que le public te reproche, cultive-le, c'est toi.
[ Le Potomak ]
Jean Cocteau

samedi 7 juin 2008

...


« Il n`y a rien de mieux pour une âme que de rendre moins triste une autre âme».
Paul Verlaine

Merci à Blabla de cette belle citation.

mercredi 4 juin 2008

Pablo...

Si l'on sait exactement ce qu'on va faire, à quoi bon le faire ?
[ Pablo Picasso ]
Quand peinture rime avec aventure. Laisser son coeur flotter, se mettre face à la toile, poser le mouvement sur l'inconnu, ne pas avoir peur...

mardi 3 juin 2008

chemin

La compréhension du monde passe aussi par le décryptage de nos propres faiblesses ou traits de caractères, et de nos qualités.

Notre pire ennemi est parfois en nous-même.

Acceptant nos points faibles, c'est à dire en les ayant définis, puis reconnus, chacun de nous peut ensuite travailler à maitriser ces parties là, qui font partie intégrante de notre relation à l'autre.

Le chemin de la connaissance, passe avant tout par le chemin de la connaissance de soi. Rien de nouveau sous le soleil...et pourtant, même sachant cela, ne voit-on pas souvent à quel point chacun d'entre-nous se laisse engluer dans son histoire personnelle.

Se connaitre soi, c'est essentiel...mais après, la vie, la liberté vraie, c'est de se tourner vers l'Autre, l'aimer dans sa diversité, l'accepter tel qu'il est, comme l'on accepte ses propres faiblesses. Ne pas juger. Ne pas se fier aux apparences. S'appuyer sur son ressenti. Chercher à com-prendre.

Bien à vous.

dimanche 1 juin 2008

Pour un ami anonyme...

Spéciale dédicace pour mon ami anonyme qui n'a peut être pas encore fait l'effort de lire Ariaga, voilà un magnifique article d'elle (parmi d'autres) qui devrait l'intéresser...

Je reviendrai certainement bientôt, enfin, peut-être, ici...

Je suis "débordée" en ce moment...

Après la poussière d'étoile, serais-je juste une "étoile"...filante?

Bien à vous.

lundi 26 mai 2008

Plaxmoll

Savez vous ce qu'est le plaxmoll? moi, cela fait très longtemps que je connais ça. Genre de caoutchouc très souple, le ou la? plaxmoll sert à fabriquer des balles très rebondissantes...voilà ce qui m'est venu à l'esprit alors que je voulais écrire un texte sur le stress; comment gérer ou reconnaitre le stress, comment l'apprivoiser, en détourner les dégâts sur le coprs ou sur l'esprit. Existe-t-il des exercices permettant de le mettre à bonne distance?
Ce soir, j'ai tenté la position de l'arbre, des étirements, un peu de jogging, du step, et pour finir une bonne douche. Je n'avais plus de temps pour la peinture.
leçon numéro 1: poser la question de ce qui alimente l'anxiété...pour la réponse, s'armer de patience...ce n'est pas mon fort, encore que cela dépend des circonstances. En effet, attendre une naissance par exemple, ça "forme" la patience; l'obstétrique, cela veut juste dire "se tenir au devant de"...et attendre.
Vous me suivez?
demain, je vous parle du stress(leçon numéro 2) et de mon expérience sophrologique.
Pour la plaxmoll, vous allez finir par comprendre, à moins que ce ne soit déjà fait!
Bien à vous

dimanche 25 mai 2008

jeudi 22 mai 2008

le têtes à claques....

merci à Tizel d'avoir mis en lien ces fameuses marionnettes canadiennes , que mon cher ami québécois, Michel, m'avait fait découvrir il y a quelque temps...

E-crou-lée!!!

dialogue...

Le blog serait-il d'une certaine façon une forme de dialogue, selon la méthode dite "maïeutique", où une question, sans toujours trouver de réponse, est posée de manière aporétique, ce qui rend parfois la communication déconcertante?
La maïeutique consiste à accoucher l'esprit...le blogging devient une discussion avec soi-même (là, où je m'affirme, où je mets des mots et donc je verbalise) et une inter-action avec les autres pour "accoucher" d'une vérité dont chacun est porteur mais que chacun ignore s'il ne fait appel au dialogue pour éclairer la question soumise à la discussion.
La question de ce soir: la force n'a -t-elle pas pour corolaire la fragilité?

Bien à vous.

mardi 20 mai 2008

désir...


Quelle chose curieuse que de se confier à son ordinateur, comme une page blanche ouverte sur le cœur, l'esprit. Les doutes nous assaillent souvent, à quoi bon ce journal où chacun exprime ce que bon lui semble. Nous savons être lus...sorte d'exhibitionnisme? nous donnons à montrer, un peu de nous, quelques facettes, qui n'est pas la totalité. Dans quel but?
J'ai envie de partager, simplement. Si l'on considère que l'Homme est individualiste, qu'il se moque de l'Autre comme de sa première paire de chaussette, alors c'est vrai, il faut arrêter ça. Chose vaine que de vouloir communiquer.

Pour l'instant, je continue. Car je ne suis pas une désespérée. Inutile de chercher un sens inconscient à ce que je dis. C'est assez limpide, je pèse mes mots.

Pas désespérée ne veut pas dire simpliste, voire simplette, ni insouciante. Mon insouciance, je l'ai perdue en même temps que mon fils, alors petit enfant, il y a un nombre d'années incalculable, tant le temps dans ces histoires, a du mal à prendre ses marques.

C'est d"écouter Barber qui me met dans cet état? je ne sais pas.
...Un drôle de sentiment m'envahit.

J'ai repensé à "Mort à Venise" ce matin, ce magnifique film de Luchino Visconti, tiré d'un roman de Thomas Mann, où le désir se suspend dans la contemplation ; autant dire qu'Aschenbach, sur le point de mourir ne désire rien tant que son désir lui-même. La contemplation devient son ultime plaisir avant de céder à la mort.

On y trouve ça: l'indifférence générale, l'isolement, le désir et aussi la fuite devant l'idée de la mort, la fascination, la recherche de la beauté...

Mann disait dans "Sur le mariage": « Qui a contemplé de ses yeux la beauté est déjà voué à la mort. »

Voilà quelques bribes de mes élucubrations matinales, avant d'aller à la rencontre de l'Autre, des Autres..

Pas de crainte, je vais bien. Je suis juste lucide.(raisonnablement)(clin d'oeil à Anaximandre..., great philosophe, que la notoriété de Socrate à plongé dans l'inconnu;-)

Bien à vous.

lundi 19 mai 2008

the wheel of fortune

dimanche 18 mai 2008

gravure...


Voici une des gravures qui m'a interpelée, que j'ai soigneusement "empreintée" à mon ami Djaipi, dont le travail bloggesque mérite un détour!! Non, la terre n'est pas plate...elle est bleue, elle est belle...