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lundi 9 juin 2008

Patience

* La patience est un arbre dont les racines sont amères et les fruits savoureux. - (proverbe arabe)

Je ne sais si patience et passion sont des mots de même racine éthymologique...patio, en latin, "je souffre"...alors qu'ils semblent si éloignés l'un de l'autre.

La patience de Lévinas est une patience qui attend, mais dont l'attente n'est portée par aucune volonté, qui est contingente. C'est une forme d'ouverture sur l'inattendu, ce que Lévinas désigne par la formule de « responsabilité pour autrui. »

La méditation procède d'un abandon de toute attente, le but à atteindre étant précisement celui d'un calme intérieur où l'attente, le désir, l'agitation, bref le futur et la projection personnelle sont oubliés. La patience est suscitée, volontairement ou non, et elle s'exerce de façon consciente comme une réponse à un désir. (pioché dans wiki)

la patience
est un ferment, un baume qui enveloppe le soi et qui empêche la tourmente, pris au sens de tempête intérieure. Il balise l'oeil du cyclone et le guide. (de moi, lol)

23 commentaires:

L. a dit…

La patience...

Je ne sais pas pourquoi (lol) mais tout ça m'évoque bien des choses...

Gare à ne pas confondre, malgré tout, la patience et la résignation.

Astrale a dit…

C'est très juste, L., mais comment identifier la frontière?

Corto a dit…

Peut-être grâce à la barrière...?

L. a dit…

Et aux agents de la douane ?

Ah bravo, ça, c'est fin, Corto !
Je te présume sur ce coup au moins aussi fier de toi que d'habitude !

La frontière ? Elle est dans la patience (et par extension, dans la sagesse) comme excuse pour légitimer un renoncement. Je pense... C'est une question d'honnêteté vis-à-vis de soi.

La vraie patience est choisie en fonction des circonstances, pas imposée par elles.

Corto a dit…

Ben oui, je suis assez fier de moi. Bien présumé pour une fois.

Astrale a dit…

La vraie patience est choisie, décidée, non subie, c'est exact L.
Les douanes, Corto, ce sont des gens répressifs extérieurs, non pas des limites librement consenties.

L. a dit…

Corto, les douanes, il s'en fiche, il ne s'arrête pas au barrières, il fonce dedans à toute berzingue sous prétexte "que ces barrières ne le concernent qu'un jour sur deux et que, pas d'chance, c'était hier !"...

Pourquoi il est si populaire et pas moi ?

L. a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
blabla a dit…

En règle générale, je ne suis pas très patiente mais je fais de grands efforts pour les choses que j'estimes en valoir la peine et j'apprends, c'est dingue comme j'apprends sur moi même, la patiente est une vertu, il faut la cultiver, il en ressort toujours quelque chose de bon, de positif, c'est pourquoi, je prends sur moi et cela me motive, à chaque fois que j'ai fais preuve de patience dans ma vie, cela a été payant, peut-être justement parce que cela m'a demandé un sacrifice personnel.

Corto a dit…

Ouaip.

Mais tout envoyer bouler c'est pas mal aussi des fois ! Je ne parle pas des barrières hein (contrairement à ce que disent certains à mon sujet...) ! Parce que les pires, ce ne sont pas toujours celles des douanes...

Appliquer en tout sa volonté, que ce soit pour la patience ou pour le renoncement (méditation) et s'assoir sur la résignation, tout ça me convient assez. Pas facile, mais j'aime l'idée.

L : tu n'es pas populaire parce que...ben...parce que ! Et puis c'est tout ! Rien à y faire, c'est comme ça. Un peu comme pour ta verrue à côté du nez, tu sais ? (enfin..à côté...on ne sait plus trop en fait...) Le docteur t'a bien dit que même si tu y perdais en capacité occulaire et que ça te faisait pencher la tête en avant, eh ben, il valait mieux ne pas opérer... Pour ta popularité c'est pareil : rien à y faire !

Mais comme pour la verrue, ça a quand même un côté bénéfique : ça fait bien rire !

rémi a dit…

La patience est un silence.

Astrale a dit…

La patience est solitude.

Chronophonix a dit…

Lorsque tu ne désires rien d'autre que ce que tu es, ici, tout de suite, maintenant, et cela à chaque seconde, toujours renouvelées, alors, tu es dans la perfection de la patience.

Corto a dit…

Ou alors tu es DRH à 2000 eurois/mois !

Astrale a dit…

Corto?! (number 2....?)

Chronophonix, la perfection est-elle vraiment accessible? tendre à elle, n'est-ce pas cela notre réalité?

Corto a dit…

Oui-oui, c'était bien Corto 2, dit l'insaisissable, recherché par toutes les polices du monde. L'homme au monocle...

Chronophonix, à mon avis ce que tu décris, c'est plutôt le renoncement et la méditation que la patience. La patience implique la passion : tu n'attends qu'une chose c'est la fin d'un état pour passer dans un autre.

Quant à la perfection, il faudrait pouvoir prendre une sacrée distance avec soi-même (une distance calculée par les frères Bogdanof...) pour être sûr qu'on n'est pas tout simplement "résigné" comme le précise L.

Chronophonix a dit…

j'aurais pu écrire "patience infinie" plutôt qu'employer le mot perfection, car bien sur, j'évoque un processus et non un état fixe, et l'infini est inaccessible par définition, on peut simplement tendre vers l'infini, donc, d'accord avec toi, Astrale; les mots sont des clichés figés de ce qui se transforme en permanence, et il n'est pas toujours facile de leur faire décrire un sentiment intérieur.
Le concept "patience" décrit un ressenti physique, émotionnel et mental, lié à une tension (ou, pourquoi pas, une passion, comme l'écrit Corto) pour passer d'un état (l'état présent) à un autre (l'état désiré).Lorsque cette tension tend vers zéro, la "patience" tend vers l'infini.
Si sur une route encombrée, pas très en avance, je me retrouve derrière une voiture qui roule à 30 à l'heure, je peux osciller de la tension la plus extrème (impatience "parfaite"), jusqu'à l'absence de tension (patience "parfaite"), avec tous les intermédiaires possibles et imaginables.
Bon, tout ça sont des mots, donc une façon parmi tant d'autres de décrire patiemment ce concept de "patience" qui pourrait bien finir par me la faire perdre...la patience!

Astrale a dit…

"Lorsque cette tension tend vers zéro, la "patience" tend vers l'infini."

c'est une "image "mathématique qui me plait bien!Merci de ta participation Chronophonix, et bienvenu, au fait!

Corto 2 a dit…

Je voulais écrire "8000 euros/mois", hein, pour le DRH. Parce que DRH à 2000 euros/mois...

Pas de quoi être patient ou serein !

L. a dit…

Comment ça, j'ai une verrue sur le nez ? ! Il veut mourir alors qu'il est même pas tout à fait vivant, l'autre espèce de Corto ? C'est mon nez, imbécile !

Tu veux qu'on reparle de ton tour de tête, espèce de Gollumoïde ?

Si je ne suis pas populaire, c'est parce que tu esssss fourbeeeeeeee, tu te fais passer pour le gentil et donc, fatalement, je deviens logiquement le méchant ! Mais bon sang, QUI (enfin, "QUOI") a parlé de verrue, ici ? !

Et sinon, vu que le débat est fort sympa (pas comme Corto), je relève un possible paradoxe : la patience "parfaite" comme absence de tension... Est-ce toujours de la patience, dans la mesure où l'idée-même de "patience" se définit par rapport à cette "tension". C'est la capacité à gérer cette tension plus ou moins sereinement, parce que s'il n'y a plus "tension", il n'y a plus besoin de "patience"...

Corto a dit…

Comment ça ton nez ?! Ah bon...? C'est quand même un drôle d'emplacement, pour un nez. Mais comment il est relié au système respiratoire ? La trachée est déviée naturellement ou il y a eu opération chirurgicale ?

Chronophonix a dit…

Pour Corto (concernant le salaire de DRH) : je n'avais pas osé le dire...!
l, tout à fait d'accord avec ta conclusion, l'idée même de patience disparait lorsqu'il n'y a plus de tension, "patience parfaite" est une métaphore poétique pour dire cela.

Chronophonix a dit…

Donc patience infinie=patience parfaite=absence de l'idée de patience. C'est peut-être pas très mathématique, mais c'est joli à écrire!