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jeudi 31 juillet 2008

encore des frissons...

mercredi 30 juillet 2008

maïeutique


la naissance est imminente

l’enfant va dans un moment assez violent
franchir le cap
dilater l’orifice, jusqu’à le déchirer
le sang, son odeur mêlé à la chaleur du liquide amniotique s’écoule

la tête, molle et imposante à la fois,

l’angoisse de la future mère,

le regard livide du père, décalé

l’agitation environnante...
et soudain,

la magie.

Ne pas laisser échapper cet instant unique,
poser ses mains,
accompagner le mouvement de l’enfant qui vient au monde
aider au dégagement...
le silence règne, il faut le préserver,
le savourer,
un cri retentit alors

le souffle tant attendu, espéré, rêvé, sublimé

il s’élève et rassure, portant dans ses accents, toute la force et la dureté de la vie,
tout l’espoir,
le futur et le passé,
l’envie de vivre, la nature, l’inéluctable,
sa faiblesse et sa force.

la magie s'estompe un peu,
quand la réalité survient, c’est comme cela.

la sérénité du petit matin éclaire l’horizon d’une pale lueur, timide mais volontaire
elle accompagne l’enfant dans son premier sommeil, calé dans le creux de sa mère.

ce matin là est le plus beau matin du monde.

épanchée


Laissez aller son geste, son coeur, sa voix,
entendre le sourire des nuages
s’ouvrir à la mélodie de la beauté
aimer
poser le tumulte qui gronde,
sans égoïsme,
de soi
apercevoir la douce lumière
le bijou précieux
dans le silence
à l’ombre de son ombre
sans ressentiment,
ne rien attendre
et vivre vraiment,
là, maintenant
....
vivre
...

lundi 28 juillet 2008

encore un banc...


Voici mon banc pour Ariaga, je l'invite à passer un moment en ma compagnie, dans le silence et dans la sérénité de ces instants trop rares où la paix intérieure vous inonde à la vue d'un paysage merveilleux...
(photo prise en Ombrie, cet été, sur les hauteurs d'Orvietto)

dimanche 27 juillet 2008

Burattini sculpteur en Italie

Dans une petite ferme de magione, au bord du lac Trasimène, en Ombrie, juste à quelques kms de la Toscane, vit et travaille Sestillo Burattini
Il m'a reçue très simplement et gentiment dans son ancienne ferme aménagée en atelier de sculpteur. Des outils parsemées, accrochées à des poutres, de la pierre, du marbre de carrare, et des poules qui picorent sans se tracasser, au beau milieu...

Le grand jardin est le théâtre de ses monumentales sculptures, magnifiquement baignées de soleil. A l'étage des oeuvres de dimensions plus "raisonnables".

Si vous passiez par là, on ne sait jamais, n'hésitez pas lui rendre une petite visite, il vous servira un excellent capuccino!

la complainte des temps modernes...


Découvrez Boris Vian!

samedi 26 juillet 2008

Jalousie

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Découvrez Various!

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mercredi 23 juillet 2008

clarté


Comment voir clair, être lucide quand l'émotion, les sentiments vous submergent?

Se sentir apaisé, est-ce le but? Pour le Dalaï Lama, la souffrance fait partie de nous, de nos vies; il convient d'en trouver l'origine, la source afin "d'agir" sur celle-ci.

Vivre avec nos peines, nos fardeaux, nos incertitudes, c'est un passage obligé pour atteindre la sérénité...

IBRAHIM MAALOUF

Voilà, je reviens à cet artiste dont je vous avais parlé un peu plus bas (frissons) car j'avais oublié d'explorer you tube pour voir...hé bien oui, il est bien dedans; je vous recommande d'aller cliquer sur la colonne de droite si vous avez envie d'avoir des explications (courtes) sur la trompette sur laquelle il joue...pas banale...et d'entendre un des ces derniers morceaux, composé par lui. Inspiré par Bach et Miles Davis, il saura certainement étonner dans l'avenir...je viens d'apprendre qu'il a fait un "tabac" au festival de jazz de Cimiez à Nice, ce qui ne me surprend pas..(cf le journal le monde.:-)
Voir aussi son myspace...
Bien à vous

lundi 14 juillet 2008

l'épaisseur de l'instant présent


L'instant présent dure quelques minutes. Il contient tout. C'est cela qu'il faut sentir.
Nous savons que nos actes sont pré-déterminés, mais pas par une volonté supérieure et impalpable. Ils le sont par l'impossibilité que nous avons à nous départir de notre éducation, notre histoire, nos gènes mêmes. Nous sommes des boules de chaire et de sang, parfois conscients, et nous essayons de penser. Cependant, tout ce que nous décidons est inscrit dans ce cheminement duquel il est presque impossible de sortir. les rails de notre inconscient, de notre entité.
Poser alors en actes des impressions de volonté, de choix est illusoire. En réalité, nous ne choisissons pas. Tout ce que nous pouvons faire est de comprendre(en tout cas essayer de) pourquoi tel ou tel chemin. Irrémédiable?

Le passé est fini. Le souvenir est la matérialité de cette vie passée. Sans souvenir, nous sommes comme des arbres privés de racines, qui s'assèchent et vont mourir.
Le futur hypothétique est virtuel mais nécessaire car il prolonge l'espace temps vers l'à-venir, il sert d'étayage à sa propre construction. Il est donc important de penser le temps futur, de l'incorporer à sa propre nature, sans se perdre pour autant à en oublier l'instant présent.

Ainsi, la marche ne se fait pas tout à fait sur un fil de rasoir, en équilibriste.

Sentir l'épaisseur de l'instant présent en lui donnant l'importance qu'il mérite, en se sentant vivre, en respirant l'air, en acceptant la caresse du vent, en noyant son regard dans les beautés de ce monde, en admirant le lumière, l'éclat, la lueur de vie dans le regard de chaque être qu'il nous est donné de rencontrer.
Bien à vous.

the big picture

allez faire un petit tour par , c'est sympa...

dimanche 13 juillet 2008

Zazen

ne souhaitant pas rester dans mon ignorance crasse...je crois avoir trouvé un article bien écrit et synthétique sur la pratique méditative japonaise...

Qu'en dites-vous?;-)
bien à vous...

samedi 12 juillet 2008

Frissons...

Après un périple de plusieurs centaines de kilomètres, notre héroïne s'est retrouvée at home...cre-vée! le morale un peu en bas, quelques tracasseries par-ci par-là...enfin, voilà qu'elle se décide à rendre visite au "festival d'ici et d'ailleurs" de châlons en champagne. Elle découvre alors IBRAHIM MAALOUF, un artiste doué, sympathique, jouant de la trompette de façon exceptionnelle dans un groupe épatant: guitare, basse, percus, batterie, métallo phone...

le morceau qu'elle préféra fut une composition en la mémoire de ces tristes heures passées à attendre des nouvelles d'amis ou de famille, au téléphone, toujours "occupé"mais qui ne venaient jamais, durant la guerre civile du LIBAN.

Elle se souvint alors combien elle s'était inquiétée pour son ami de toujours, Fadi, qui était reparti là-bas, et qui ne donna plus signe de vie pendant plus de 2 mois. les nouvelles par ailleurs étaient très mauvaises...cette attente fut particulièrement angoissante. Il revint de cet enfer, marqué, mais sain et sauf.

le LIBAN n'en n'a pas encore fini...toujours dans les soubresauts d'une paix hypothétique. Lhéroïne devait visiter ce pays depuis si longtemps...chaque année, le voyage est repoussé...

Cette musique lui rappela tout cela, et la montée en puissance des vibrations instrumentales la firent frissonner. La musique a cette vertu de vous transporter, de vous faire tout oublier, de vous laver les neurones et de vous faire ressentir....

la vie.

vendredi 4 juillet 2008

Les In-sectes, l'héroïne est piquée?

Les vagues étaient bruyantes. Leur déferlement s’enroulait depuis loin tant la plage était longue et laissait percevoir un grondement. Ce bruit était pourtant bien innocent.

Elle avait lu beaucoup ces derniers jours, et notamment ce qui concernait les sectes. Son appétit de connaître en essayant de garder son libre-arbitre, bien qu’elle sache à quel point cela était difficile, était aiguisé par la vacuité de son esprit libéré des contingences habituelles. Elle avait parcouru des textes, visionner des vidéos, discuté avec son entourage.
Elle restait dubitative, considérant qu’en France, de ce qu’elle pouvait connaître, la liberté de penser, de conscience, de pouvoir s’épanouir intellectuellement, voir spirituellement ne semblait pas aussi menacée ou mis à mal que certaines personnes voulaient bien le prétendre. Elle n’avait pas apporté de conclusions, tant elle aimait prendre son temps pour réfléchir, lire, se documenter. Les façons de convaincre dans la propagande de tout genre, repose toujours de toute façon sur les peurs...peur de ne plus pouvoir se réunir pour réfléchir? ne plus pouvoir parler sans penser que nous sommes constamment sur écoute? ne plus pouvoir dire haut et fort que nous ne voulons pas devenir des moutons bêlants, sans plus aucun esprit critique? Ne plus avoir la possibilité de jouir de médecines douces ou alternatives? ne plus avoir la possibilité d’échanger sur les milles façons de se développer spirituellement?

Elle doutait.

Puis rien...le silence...

Allait-elle entendre des voix s’élever pour lui montrer la” vérité”?

Elle décida d’attendre des réponses....éventuelles...patiemment. Elle savait aussi être patiente...

jeudi 3 juillet 2008

L’héroïne marche...





Ces quelques jours passés à ne rien faire, farniente! comme disent les italiens, ces jours l’avaient consolidée. Elle restait précautionneuse, car elle sentait une fragilité. Même les chamailleries environnantes ne l’atteignaient pas, ce qui n’était pas tout à fait bon signe, comme si la distance qu’elle mettait entre elle et les autres restait opaque.

Elle s’était retrouvée au milieu des fougères, une jolie clairière au milieu des pins de la forêt de Canella. Après une marche improvisée de 4 heures à suivre les marques rouges peintes sur des arbres, elle avait emprunté le chemin du trou de la Bombe. Vaste échancrure dans la falaise surplombant un précipice de 50 mètres, ce trou béant rendait la montagne inattendue.
Elle avait apprécié cette promenade qui lui rappelait les longues marches en montagnes qu’elle faisait jadis, lorsque jeune adolescente, elle accompagnait des enfants dans les camps de vacances.

Les pas se succédaient invariablement, le rythme était pris, la respiration calée...l’effort était récompensé par les vues magnifiques des montagnes qui découpaient le ciel par endroit. Quelle nature impressionnante, majestueuse...elle avait emporté son appareil photo et avait fixé ces instants de sérénité. En levant le nez, elle photographia les arbres, le ciel était un peu masqué par ces têtes feuillues.

Ils étaient vivants!

Un moment, elle s’était assise en face d’une aiguille qui pénétrait le ciel presque avec insolence...

Là, elle ignora la douleur de ses pieds meurtris. Après avoir délacé ses chaussures,
elle laissa aller son regard au plus loin, au plus vague, et son esprit s’allégea...

Ce moment, long elle ne saurait le dire, lui procura beaucoup de bien-être.

Elle se questionna: était-ce cela méditer?

Elle repris sa marche...tête vide, pieds alertes...plus rien de venait l’affecter.

Au retour, la magie du paysage la conduisit directement au bord d’une plage. La transparence de l’eau était incroyable. Elle avait envie de retrouver la fraîcheur des sous bois. la mer était un peu nerveuse, elle roulait des vagues inhabituelles. Des petits cris d’enfant s’échappaient de sa gorge à chaque excentricité de l’eau.

Ses pensées rejoignaient le ciel...

Ce bain clôtura cette journée.