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lundi 14 juillet 2008

l'épaisseur de l'instant présent


L'instant présent dure quelques minutes. Il contient tout. C'est cela qu'il faut sentir.
Nous savons que nos actes sont pré-déterminés, mais pas par une volonté supérieure et impalpable. Ils le sont par l'impossibilité que nous avons à nous départir de notre éducation, notre histoire, nos gènes mêmes. Nous sommes des boules de chaire et de sang, parfois conscients, et nous essayons de penser. Cependant, tout ce que nous décidons est inscrit dans ce cheminement duquel il est presque impossible de sortir. les rails de notre inconscient, de notre entité.
Poser alors en actes des impressions de volonté, de choix est illusoire. En réalité, nous ne choisissons pas. Tout ce que nous pouvons faire est de comprendre(en tout cas essayer de) pourquoi tel ou tel chemin. Irrémédiable?

Le passé est fini. Le souvenir est la matérialité de cette vie passée. Sans souvenir, nous sommes comme des arbres privés de racines, qui s'assèchent et vont mourir.
Le futur hypothétique est virtuel mais nécessaire car il prolonge l'espace temps vers l'à-venir, il sert d'étayage à sa propre construction. Il est donc important de penser le temps futur, de l'incorporer à sa propre nature, sans se perdre pour autant à en oublier l'instant présent.

Ainsi, la marche ne se fait pas tout à fait sur un fil de rasoir, en équilibriste.

Sentir l'épaisseur de l'instant présent en lui donnant l'importance qu'il mérite, en se sentant vivre, en respirant l'air, en acceptant la caresse du vent, en noyant son regard dans les beautés de ce monde, en admirant le lumière, l'éclat, la lueur de vie dans le regard de chaque être qu'il nous est donné de rencontrer.
Bien à vous.

27 commentaires:

Man-Onyme ! a dit…

"Nous savons que nos actes sont pré-déterminés, mais pas par une volonté supérieure et impalpable. Ils le sont par l'impossibilité que nous avons à nous départir de notre éducation, notre histoire, nos gènes mêmes. Nous sommes des boules de chaire et de sang, parfois conscients, et nous essayons de penser".

Parlez pour vous ! En travaillant, avec de la persévérance, beaucoup de vodka, de drogue et de dessins animés japonais, vous pourrez, vous aussi, devenir des Corto et des L. ! Réjouissez-vous ! Vous vous départirez vachement facilement et c'est VOTRE volonté qui deviendra supérieure et impalpable ! Tout s'arrange toujours, contre un gros chèque !

Astrale a dit…

Mais je parle pour moi! et vous, vous parlez en qualité de qui, man...

L-Nonyme-man a dit…

Je parle au nom d ela grande divinité "juste-un-petit-coucou-man" !

Le paradoxe de l'instant présent, d'ailleurs, que tu étends, c'est que le véritable instant présent, c'est, au-delà d'un ensemble de minutes, cet infinitésimal moment immesurable où nous nous trouvons et qu'on ne peut saisir dès lros qu'on est un être pensant, car a peine pense-t-on à le saisir qu'il est déjà passé...

Ou quelque chose dans ce goût-là. Avec une sauce chopper, ça devrait faire une bonne entrée.

Astrale a dit…

ah, L. c'est vrai et en même temps une seconde c'est long...non?

Astrale a dit…

Quand on demande à un enfant, "laisse moi une seconde", en général, ça dure suuuuper longtemps! :-)

L. a dit…

Oui mais l'instant présent, c'est encore moins qu'une seconde !

D'ailleurs, il y a gros à parier qu'il n'existe même pas, en fait. C'est notre façon de vivre la partie du temps où nous nous trouvons, c'est à dire de ressentir un segemtn abstrait de ce temps. Le temps, lui, s'étend à perte de vue d'un côté comme de l'autre... Et nous lui mettons des bornes en fonction de l'endroit où nous nous trouvons.

Astrale a dit…

L. connais tu l'histoire du couple de poissons dans un bocal?
Le premier dit à sa femme poisson: mais tu fais suer, tu n'arrêtes pas de me chercher des noises, tu es tout le temps en pétard...et trois secondes plus tard, le même croisant sa femme poisson:" bonjour madame"...il est joli ce salon...ah! et vous connaissiez cet endroit?...puis, encore quelques secondes plus tard, il est joli ce salon, vous ne trouvez pas mademoiselle?
Nous ne sommes pas des poissons tout de même! ;-))et nous fixons bien le vécu de l'instant présent en nous appuyant sur notre mémoire mais ce n'est pas pour autant que cet instant présent parfois impalpable, je te l'accorde,n'a pas sa propre substance, sa propre ..."épaisseur"...peut être est-ce ne question de volonté de "faire durer"....

ariaga a dit…

Il est difficile de parler de l'instant présent car en en en parlant on le fait disparaître. Cependant je suis tout à fait d'accord avec Astrale et son beau texte pour dire qu'on peut lui donner une épaisseur.

Astrale a dit…

merci de ton passage Ariaga!

ariaga a dit…

Je suis revenue faire un petit tour pour relire ce texte qui m'avait "interpelée" comme disent les intellos.

Corto a dit…

Je me retrouve un peu dans ce poisson qui m'a l'air bien sympa. Vivre chaque instant présent comme s'il était indépendant, sans passé ni avenir, ça paraît difficile, mais par moment j'y arrive très bien. Et ce n'est même pas aussi angoissant qu'on peut l'imaginer. Un peu...bizarre, disons.

Le poids du passé est bien sûr énorme dans nos choix d'aujourd'hui, ne serait-ce que parce qu'à l'instant T nous sommes le résultat de tout nos choix antérieurs. Ces choix ont-ils été indépendants ou bien guidés par notre hérédité et/ou notre éducation ? Il n'y a pas de réponse certaine. C'est sans doute un mélange de tout. Il y a les données initiales (notre hérédité), ce qu'on nous a transmis (notre éducation), et ce que nous avons ajouté au pot par notre apprentissage personnel de la vie.

Mais ici et maintenant, je sais qui je suis et d'où je viens, je connais mes forces et mes faiblesses, j'ai trié le bon grain de l'ivraie dans tout ce qu'on m'a appris et ce que j'ai découvert.

Je suis capable de dire zut à mon hérédité et zut à mon éducation (ce qui revient d'une certaine façon à y faire référence, c'est vrai, mais de manière délibérée et avec raison) pour faire des choix dont je sais très bien qu'ils ne seront pas entièrement dictés par mon libre arbitre, mais pour lesquels je ne pourrai plus me réfugier derrière l'une ou derrière l'autre.

C'est mon avis, et je le partage quand j'y pense un peu sérieusement.

Chris-Tian Vidal a dit…

Cette photographie en illustration de l'article est tout simplement sublime. Merci. Ensuite, le développement, j'y souscris totalement. Il est freudien. Me trompé-je ?

Astrale a dit…

Trier le bon grain, Corto, est un travail qui n'est jamais vraiment fini ...:-)
Merci chris-tian (comme le plat?) des photos, j'en ai fait quelques unes d'autres que j'heberge sur ipernity, si cela vous tente! Et pour Freud, oui c'est un auteur que j'ai un peu fréquenté :-)

Corto a dit…

Tu as bien raison Astrale ! Et ce ne sont pas mes racines paysannes qui te démentiront. :-)

L. a dit…

Hé Corto, ça y est, toi aussi, t'as fait ton fameux texte à la mode "mon fameux mail !". Félicitations ! Quel effet ça fait d'être dans le camp des tous plats ? Mmmmh ?

En plus de l'éhérdité et de l'éducation, tu as oublié de m'envoyer balader moi ! Ah mais oui, tiens... C'est que c'est à travers moi, principalement, que tu envoies balader ton hérédité et ton éducation ! Tout s'explique !

(T'as des racines paysannes ? moi j'aurais dit "brunes", mais c'est une question de perceptions...).

Quoi qu'il en soit, nous ne sommes pas un présent conditionné par le passé, mais le fruit d'une somme de présents qui se poursuit encore dans l'avenir. Nous ne somme sjamais complètement détaché de ce qui précède, mais jamais totalement attaché non plus. Comme le présent se prolonge dans une illusion de passé et de futur, nous nous prolongeons pareillement, à travers lui.

Il est où, Phidalgo ! J'lui paie à boire quand y veut ! (si j'ai pas tout bu d'ici, là. Là, je vais m'atteler au contenu du bocal à poisson).

Corto a dit…

Ouais ben bon... Ca arrive à tout le monde d'être un peu fatigué, non ? Pfff

Corto a dit…

Vous z'êtes achement durs je trouve, dans vos critiques !

Corto a dit…

La blogosphère est un monde impitoyable...

Corto a dit…

Ouin.

Michel a dit…

Le présent n'est que le résultat de nos actes passées et de toute façon bien peu sont ceux qui vivent vraiment dans le présent. Nous sommes parfois nostalgique du passé et parfois plein d'ambition pour l'avenir mais le plus souvent nous courrons après le temps, rare, bien rare...ceux qui vivent le temps présent. À la fin de sa longue vie Alexandra David-Néel déclarait: 'Qu'est-ce que cela veut dire, la date, l'âge, le jour , la nuit? Ce ne sont que des mots...' Cette phrase est d'une profonde sagesse.

L. a dit…

Juste une correction terminologique, au passage :

Au contraire, tout le monde VIT dans le présent. C'est la PENSEE ou la PERCEPTION qui va plutôt s'ancrer soit dans le passé, soit dans une projection de futur mais si psychologiquement, nous sommes loin de l'instant présent, il n'en demeure pas moins qu'il ne s'agit que d'une vue (ou plutôt, d'un aveuglement) de l'esprit. Physiquement, nous sommes on ne peut plus au présent.

A part Corto, évidemment, mais ça, c'est parce qu'il a confondu le convecteur temporel de la Delorean avec la Wii (eh oui. Encore.) En tout cas, je peux attester qu'il ne courre pas après le temps. par contre, le temps courre après lui parce qu'il a laissé plein d'impayés...

L. a dit…

Phidalgo me maaaaaannnnnqueeeee...

Phidalgo a dit…

Mais l'inverse n'est pas forcément vraaaiiiiii !
Non je plaisante.
Toi aussi tu me manques beaucoup L.
Tu sais...cette histoire avec l'autre...c'était rien...c'est déjà terminé.
Tu peux revenir si tu veux. Tu as toujours la clé ? Je n'ai pas fait changer la serrure cette fois. Je te le promets.

Koopa a dit…

c'est quoi ça???

Phidalgo a dit…

Comment ça "c'est quoi ça ???"??? Ca me paraît assez évident, non ??? Pfff... Vous alors !

Virgile a dit…

OUI mAis si vous fassiez le monde sans rEtrouver la porte de l'univerS de mécréAnts, je ne vous, "non, pas retROuver entre quatre yeux, s'il fallé vous califier de gentil je diré que voU êtes des médisationneurs é que vous, vouS Ils n'Aimaient pa la Phylosophye (parce que cé dan la Bible.

(désoler, J'Ai pas retrouvER l'OPTIon pour les CoulEURES)

Corto a dit…

Oh oh ! Nous entrons dans les hautes sphères de la philosophie ! Quel dommage que cette triste parodie de Virgile soit à mille lieux de l'original ! Tsss... Vocabulaire pauvre, syntaxe approximative... On n'y croit pas une seconde !