lundi 14 juillet 2008

l'épaisseur de l'instant présent


L'instant présent dure quelques minutes. Il contient tout. C'est cela qu'il faut sentir.
Nous savons que nos actes sont pré-déterminés, mais pas par une volonté supérieure et impalpable. Ils le sont par l'impossibilité que nous avons à nous départir de notre éducation, notre histoire, nos gènes mêmes. Nous sommes des boules de chaire et de sang, parfois conscients, et nous essayons de penser. Cependant, tout ce que nous décidons est inscrit dans ce cheminement duquel il est presque impossible de sortir. les rails de notre inconscient, de notre entité.
Poser alors en actes des impressions de volonté, de choix est illusoire. En réalité, nous ne choisissons pas. Tout ce que nous pouvons faire est de comprendre(en tout cas essayer de) pourquoi tel ou tel chemin. Irrémédiable?

Le passé est fini. Le souvenir est la matérialité de cette vie passée. Sans souvenir, nous sommes comme des arbres privés de racines, qui s'assèchent et vont mourir.
Le futur hypothétique est virtuel mais nécessaire car il prolonge l'espace temps vers l'à-venir, il sert d'étayage à sa propre construction. Il est donc important de penser le temps futur, de l'incorporer à sa propre nature, sans se perdre pour autant à en oublier l'instant présent.

Ainsi, la marche ne se fait pas tout à fait sur un fil de rasoir, en équilibriste.

Sentir l'épaisseur de l'instant présent en lui donnant l'importance qu'il mérite, en se sentant vivre, en respirant l'air, en acceptant la caresse du vent, en noyant son regard dans les beautés de ce monde, en admirant le lumière, l'éclat, la lueur de vie dans le regard de chaque être qu'il nous est donné de rencontrer.
Bien à vous.

the big picture

allez faire un petit tour par , c'est sympa...

dimanche 13 juillet 2008

Zazen

ne souhaitant pas rester dans mon ignorance crasse...je crois avoir trouvé un article bien écrit et synthétique sur la pratique méditative japonaise...

Qu'en dites-vous?;-)
bien à vous...

samedi 12 juillet 2008

Frissons...

Après un périple de plusieurs centaines de kilomètres, notre héroïne s'est retrouvée at home...cre-vée! le morale un peu en bas, quelques tracasseries par-ci par-là...enfin, voilà qu'elle se décide à rendre visite au "festival d'ici et d'ailleurs" de châlons en champagne. Elle découvre alors un artiste doué, sympathique, jouant de la trompette de façon exceptionnelle dans un groupe épatant: guitare, basse, percus, batterie, métallo phone...

le morceau qu'elle préféra fut une composition en la mémoire de ces tristes heures passées à attendre des nouvelles d'amis ou de famille, au téléphone, toujours "occupé"mais qui ne venaient jamais, durant la guerre civile du LIBAN.

Elle se souvint alors combien elle s'était inquiétée pour son ami de toujours, Fadi, qui était reparti là-bas, et qui ne donna plus signe de vie pendant plus de 2 mois. les nouvelles par ailleurs étaient très mauvaises...cette attente fut particulièrement angoissante. Il revint de cet enfer, marqué, mais sain et sauf.

le LIBAN n'en n'a pas encore fini...toujours dans les soubresauts d'une paix hypothétique. Lhéroïne devait visiter ce pays depuis si longtemps...chaque année, le voyage est repoussé...

Cette musique lui rappela tout cela, et la montée en puissance des vibrations instrumentales la firent frissonner. La musique a cette vertu de vous transporter, de vous faire tout oublier, de vous laver les neurones et de vous faire ressentir....

la vie.

vendredi 4 juillet 2008

Les In-sectes, l'héroïne est piquée?

Les vagues étaient bruyantes. Leur déferlement s’enroulait depuis loin tant la plage était longue et laissait percevoir un grondement. Ce bruit était pourtant bien innocent.

Elle avait lu beaucoup ces derniers jours, et notamment ce qui concernait les sectes. Son appétit de connaître en essayant de garder son libre-arbitre, bien qu’elle sache à quel point cela était difficile, était aiguisé par la vacuité de son esprit libéré des contingences habituelles. Elle avait parcouru des textes, visionner des vidéos, discuté avec son entourage.
Elle restait dubitative, considérant qu’en France, de ce qu’elle pouvait connaître, la liberté de penser, de conscience, de pouvoir s’épanouir intellectuellement, voir spirituellement ne semblait pas aussi menacée ou mis à mal que certaines personnes voulaient bien le prétendre. Elle n’avait pas apporté de conclusions, tant elle aimait prendre son temps pour réfléchir, lire, se documenter. Les façons de convaincre dans la propagande de tout genre, repose toujours de toute façon sur les peurs...peur de ne plus pouvoir se réunir pour réfléchir? ne plus pouvoir parler sans penser que nous sommes constamment sur écoute? ne plus pouvoir dire haut et fort que nous ne voulons pas devenir des moutons bêlants, sans plus aucun esprit critique? Ne plus avoir la possibilité de jouir de médecines douces ou alternatives? ne plus avoir la possibilité d’échanger sur les milles façons de se développer spirituellement?

Elle doutait.

Puis rien...le silence...

Allait-elle entendre des voix s’élever pour lui montrer la” vérité”?

Elle décida d’attendre des réponses....éventuelles...patiemment. Elle savait aussi être patiente...

jeudi 3 juillet 2008

L’héroïne marche...





Ces quelques jours passés à ne rien faire, farniente! comme disent les italiens, ces jours l’avaient consolidée. Elle restait précautionneuse, car elle sentait une fragilité. Même les chamailleries environnantes ne l’atteignaient pas, ce qui n’était pas tout à fait bon signe, comme si la distance qu’elle mettait entre elle et les autres restait opaque.

Elle s’était retrouvée au milieu des fougères, une jolie clairière au milieu des pins de la forêt de Canella. Après une marche improvisée de 4 heures à suivre les marques rouges peintes sur des arbres, elle avait emprunté le chemin du trou de la Bombe. Vaste échancrure dans la falaise surplombant un précipice de 50 mètres, ce trou béant rendait la montagne inattendue.
Elle avait apprécié cette promenade qui lui rappelait les longues marches en montagnes qu’elle faisait jadis, lorsque jeune adolescente, elle accompagnait des enfants dans les camps de vacances.

Les pas se succédaient invariablement, le rythme était pris, la respiration calée...l’effort était récompensé par les vues magnifiques des montagnes qui découpaient le ciel par endroit. Quelle nature impressionnante, majestueuse...elle avait emporté son appareil photo et avait fixé ces instants de sérénité. En levant le nez, elle photographia les arbres, le ciel était un peu masqué par ces têtes feuillues.

Ils étaient vivants!

Un moment, elle s’était assise en face d’une aiguille qui pénétrait le ciel presque avec insolence...

Là, elle ignora la douleur de ses pieds meurtris. Après avoir délacé ses chaussures,
elle laissa aller son regard au plus loin, au plus vague, et son esprit s’allégea...

Ce moment, long elle ne saurait le dire, lui procura beaucoup de bien-être.

Elle se questionna: était-ce cela méditer?

Elle repris sa marche...tête vide, pieds alertes...plus rien de venait l’affecter.

Au retour, la magie du paysage la conduisit directement au bord d’une plage. La transparence de l’eau était incroyable. Elle avait envie de retrouver la fraîcheur des sous bois. la mer était un peu nerveuse, elle roulait des vagues inhabituelles. Des petits cris d’enfant s’échappaient de sa gorge à chaque excentricité de l’eau.

Ses pensées rejoignaient le ciel...

Ce bain clôtura cette journée.

jeudi 26 juin 2008

L'héroïne sage...




Elle avait un peu digéré toutes ces semaines passées à attendre la fin d’un cycle.

Les éléments sont-ils ronds, ou s’enroulent-ils en spirales?

La spirale l’avait toujours intriguée, comme une fuite vers l'au delà, comme un espace inexpliqué qui se passe de commentaires, hypnotique...comme une issue transparente, irréelle.

Ses tensions intérieures lâchaient prise.
Elle ne voulait pas sombrer.
Peur de se laisser enfoncer et de ne pouvoir même toucher le fond.
Peur de ne pas pouvoir remonter...sa hantise de toujours.
Elle préférait se montrer forte, résistante. Elle avait tenu bon, pendant toutes ces semaines où elle s’était sentie loup, elle aussi pour ne pas subir les morsures.

L’Homme a se penchant naturel de renier celui qui quitte la meute; le renier, voire le pourchasser. Elle avait déployé une énergie infinie, presque inconsciente à maintenir un équilibre que son départ prévu avait perturbé. Mais elle devait partir, fuir, quitter cet environnement de plus en plus insupportable. Le monde de l’hôpital devenait étouffant, comme une grosse guimauve insalubre caractérisée par sa pauvreté d’âme et sa misère morale...

Son goût pour les arts la pénétrait et la soutenait. Elle aimait peindre. Elle avait toujours dessiné et peint. C’était dans ses veines.. incontournable, évident.

Elle sentait venir la métamorphose. Cela ne l’effrayait pas, mais l'inquiétait tout de même. Elle savait que le temps viendrait où elle pourrait enfin se consacrer à l’expression de son art, mais ce temps se contractait.
“ La vie passe, et le temps perdu ne se rattrape pas“.
Elle devait changer, ou plutôt accepter ce changement qui s’opérait en elle. De toute façon, quelque soit le temps que cela prendrait, plus rien ne pouvait être comme avant.

Les relations entre les êtres lui paraissaient souvent faussées par la mauvaise foi, les faux semblants, l’hypocrisie, le manque de courage, au point qu’elle avait l’impression qu’elle en avait perdu elle même sa franchise. Pourtant, elle osait le plus souvent dire ses sentiments, son ressenti, car elle savait que les quiproquos, les non-dits sont plus angoissants et générateurs de conflits que la parole saine et directe. Mais elle savait que cela n’était pas toujours possible, ou permis. L’autre ne peut parfois plus rien entendre, ou ne le veut pas.

Après les paroles, le silence...

Le silence, elle l’acceptait lorsque celui-ci venait à point nommé, c’est à dire quand les mots avaient été justes, sincères, honnêtes. Elle voulait toujours des explications claires, car les mots sont des pièges. Ils rusent, ils compliquent à merveille une relation, quand ils sont triturés. Pourtant, quelle ambivalence, elle adorait aussi les jeux de mots...en fait elle avait remarqué que les mots disaient sans dire, et exprimait d’une certaine façon, la partie immergée de chacun: l’inconscient .

Le silence, elle l’appelait quand il venait nourrir la relation, comme un gros oreiller douillet dans un lit de jouissance; le silence, elle savait l’apprécier à sa juste valeur. Le silence remplit l’espace entre deux notes et leur donne tout le relief dont elles se nourrissent pour s’épanouir...le silence donne le rythme...
Elle s’enfonça au plus profond celui-ci jusqu’à le trouver insupportable. Elle prit son téléphone et le ralluma.

mercredi 25 juin 2008

l'héroïne nage


L’aube naissant l’avait éveillée tôt. Elle qui aimait se prélasser dans ses draps d’habitude, se leva d’un bon. Elle n’avait pas envie de sentir ses pensées prendre le pas sur cette énergie nouvelle qu’elle sentait ce matin là. Pourtant son esprit fut rapidement encombré de multiples songes un peu mêlés et confus. Elle décida de ne pas lutter...après avoir avalé en hâte son bol de café au lait, elle occupa une bonne partie de sa journée à essayer d’adoucir cette mélancolie qui s’emparait à nouveau d’elle.

Dans l 'après midi, alors que le soleil commençait à décliner, elle enfila son maillot de bain et s’installa sur la plage.
Matteo, un enfant italien de 3 ans s’était approché d’elle en souriant. Il l’avait appelé mama...le père amusé avait repris son fils en lui expliquant que cette dame n’était pas sa maman...elle l’avait regardé sans doute avec amusement et en souriant. L’enfant avait insisté...elle lui avait caressé les cheveux en dodelinant de la tête. L’enfant avait compris son erreur mais fit mine de ne pas céder...il insista encore...le père devint confus...et se trouva presque en faute lorsque son épouse intervint.

Situation cocasse.

Elle plongea alors assez rapidement dans le flot bleu qui la saisit. L’eau était encore un peu fraîche. la saison était en retard. Cette année là, l’été se faisait désirer.
Elle avançait facilement. Personne devant elle, juste l’immensité de la mer. Elle se laissait porter pas l’eau, Les vagues s’amusaient à la bousculer avec régularité. Elle avançait à grandes brassées, Elle passa la langue sur ses lèvres pour goûter le sel.

Elle n’avait plus pied.
L’eau était devenue inquiétante .
Profondeur opaque que les algues noires venait encore assombrir.

Elle ne craignait pas l’eau. Elle savait parfaitement nager. Elle avançait encore, s’éloignant encore plus de la plage bruyante et mouvementée. Les voix s’estompaient, le silence commençait à l’envelopper. Elle entendait juste un léger cliquetis des vagues, même le bruit du déferlement de l’eau sur le bord était étouffé.

Elle souriait au ciel.
C’est à ce moment précis qu’elle se sentit bien.
Loin de tout, loin du tumulte, loin des autres.
Son corps ne faisait plus qu’un avec l’onde. Même l’idée de méduses dont on lui avait parlées, ne l’affolait pas. Elle sentait que rien ne pouvait lui arriver; les méduses danseraient avec elle, évitant de lui inoculer leur venin brûlant.

Elle flottait...

Elle avait épousé la nature.

Elle décida de revenir vers la plage. Là, elle remarqua à quel point le paysage qui s’offrait à sa vue était magnifique: les lauriers roses , les bougainvilliers plus fleuris les uns que les autres, les pins parasols d’un vert ardent.

Elle rentra tranquillement.

Elle décida de couper son téléphone...

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mardi 24 juin 2008

l'héroïne voyage


Elle regardait au loin, les yeux rivés à l’horizon...rien...elle n’apercevait plus rien...
Son corps n’était pas douloureux, elle ne s’en occupait pas. Ou plutôt, elle lui avait enfin redonné sa place. Elle le ménageait.
Des fruits délicieux étaient venu redonner vigueur à son appétit manquant. Elle avait trouvé de la joie à les croquer à pleine bouche.
Assise en face de la mer, sur le sable, elle fixait le rayon lumineux qui se dessinait entre ciel et mer.

Le vide...

Mais non, impossible...

Ses pensées la submergeaient...
Déjà au réveil, elle était envahie de multiples images qui se bousculaient dans sa tête meurtrie.
Des émotions, elle en avait connus ces dernières semaines. Des déchirements, des tiraillements, des frustrations...

Puis elle s’était sentie flouée.

Elle avait tout connu dans ces derniers moments...l’extase heureuse et l’amertume de la trahison.

Après ce vacarme dans lequel elle avait baigné, voilà que tout à coup, elle se retrouvait là, isolée.

Pourquoi n’arrivait-elle pas, comme à son habitude, à dépasser cela?
Pourquoi se sentait-elle sombrer délicatement et imperceptiblement?

Déprimée? Non, ce n’était pas son genre...elle avait connu des situations infiniment plus tristes.

Elle était tourmentée...voilà le terme exact.

Toujours sincère dans sa vie, aimante et douce, elle n’avait eu de cesse d’essayer de donner le meilleur d’elle-même. Elle n’avait de haine pour personne. Elle prônait la non-violence. Elle savait les injustices et les horreurs, mais elle avait envie de vivre pleinement malgré tout et d’être heureuse, sans culpabilité. Elle était blessée quand elle observait ce monde stupide où l’homme s’évertuait à détruire, à salir; elle essayait toujours d’apporter compassion et tendresse aux personnes qui lui témoignaient de la sympathie.

Elle était entière. Quand elle était prête à donner, elle donnait tout, sans réserve, sans calcul, sans arrière-pensée.

Cela effrayait sans doute ...d’ailleurs, elle n’avait que très peu d’amis.
Au fond, c’est ce qu’elle souhaitait.
Des connaissances, oui, elle en avait beaucoup, car elle était plutôt affable et avait le sens de la communication, mais des amis véritables, des êtres qui résonnent avec elle, qui lui font confiance, qui l’aiment en somme, elle en espérait.

Ce soir là, les yeux dans le vague, embrumés de larmes, elle avait le cœur douloureux.

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dimanche 15 juin 2008

à bientôt?...pause!