
L'aidos, shame, vergogna... sentiment d'être mortel, ce n'est pas comme être périssable. Etre mortel, c'est savoir que l'on va mourir, vivre dans un rapport au temps qui est surdéterminé par le fait que l'on sait que ce temps va s'arrêter un jour.
Toutes nos actions sont-elles surdéterminées par cette notion?
Où vivons-nous le plus souvent dans l'illusion d'une permanence de notre vie?
Notre mémoire se ride, le passé se rétrécit mais parfois il resurgit intensément.
j'ai revu l'école de mon enfance, celle-là même où j'appris les "maths modernes", compris l'altérité, la tolérance et la morale.
le soleil, après quelques apparitions timides, avait décidé de briller d'une lumière particulière...éclatante et intemporelle. Mirage du passé, comme dans un rêve. Les arbres avaient grandi...la pierre était restée, immuable. Et j'ai mesuré en moi les changements. Oui, le temps nous transforme, le vécu nous forge, l'expérience nous enseigne. Mais tout au fond, il est bon de sentir que l'on colle à ce que l'on est profondément.
Se chercher, cheminer, réfléchir, se poser et observer, ressentir et vivre l'instant présent.