rose, autrement...
ce que je veux dire par "altérité" est que, bien que nous ne puissions jamais nous débarrasser du prisme au travers duquel nous regardons, prisme constitué de notre histoire... familiale, culturelle, de nos valeurs inculquées, il est remarquable de voir que les œuvres qui ont marqué les temps, sont le plus souvent les œuvres qui se sont écartées des conventions établies, qui ont collés à la sensibilité profonde de leur auteur, même si dans certaines périodes, les mêmes qui s'écartaient d'un certain académisme, sentaient la nécessité de se regrouper, reconnaissant de leur alter ego, la même volonté de briser avec les lieux communs, les conventions. Et pour s'exprimer, il n'avaient pas peur d'être "jugés" comme différents. La peur de l'altérité n'était plus dominante, au contraire, l'altérité était comme le terreau de leur créativité.
L'Autre est différent, il ne correspond souvent pas à la grille de références que chacun de nous se crée au fil du temps; cette grille évolue, enfin devrait évoluer, pour que chacun puisse "cheminer" sans craindre de "l'étranger", un danger sourd et effrayant. Sans vouloir polémiquer, on remarquera que le système scolaire a du mal à faire évoluer ses pratiques, l'enfant n'étant plus celui d'il y a 10 ans. Et je dis 10 ans comme ça...c'est peut être plus récent. Cela concorde avec l'apparition de l'internet certainement. les jeunes d'aujourd'hui peuvent converser, apprendre des autres, s'enrichir intellectuellement bien plus avec cet outil, s'il est bien utilisé, maitrisé, que nous auparavant où la seule possibilité de s'ouvrir à la connaissance était livresque. Je ne rejette pas le livre, mais je ne peux que me questionner quand la plupart des enseignants font comme si toute cette révolution culturelle n'existait pas. je ne jette la pierre à personne, mais il est temps de réfléchir à cela entre autre. Et je lis dans altérité, la singularité de chacun....comme cela est loin de ce que l'on peut voir dans notre société où chacun doit se conformer à des normes établies, qu'elles soient vestimentaires, idéologiques, alimentaires, esthétiques...
Et pour finir sur une réplique des "Inconnus" qui m'amuse toujours autant:(avec l'accent Afrwicain)
"il faut cultiver le droit à la différence, et pas à l'indifférence"
Bien à vous.