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vendredi 7 mars 2008

transgression...


Pompéi, Plâtre...Vésuve...

Tant que l'homme sera mortel, il ne sera jamais décontracté.
[ Woody Allen ]

Se décontracter...bien besoin au moment où l'on place l'argent, la vitesse, la productivité au premier plan. La course en avant, sans se préoccuper de ce qui est le fondement même du bonheur, rien n'est plus angoissant. La mort est occultée, la souffrance niée, la compassion reléguée au rang des bons sentiments ridicules, le partage vécu comme une spoliation... il est temps de réagir à ces injonctions culturelles qui nous sont insidieusement inculquées.
Il est une révolution à venir, une transgression qui saura, je l'espère, mettre fin aux inepties de la télé-réalité, des croyances gurutesques (pour ne pas dire grotesques parfois), soyons libres, et pour cela, résistons à notre esprit grégaire, réfléchissons, essayons de comprendre ce qui se passe...oui, même si ce n'est pas évident.
La connaissance contre les pré-jugés, la bonté comme noble sentiment, l'amour de la beauté comme quelque chose de simple et d'essentiel...

10 commentaires:

Marc a dit…

"Se décontracter...bien besoin au moment où l'on place l'argent, la vitesse, la productivité au premier plan"

oui mais la vraie question n'est-elle pas : à quoi moi, consommateur occidental, suis-je prêt à renoncer ?

Marc a dit…

J'ajouterais d'ailleurs que si j'emploie dans ma question le terme renoncer, terme à connotation négative, il s'agit plutôt de me demander "quels sont mes vrais besoins", quels sont ceux induits qu'on m'a inculqué. Je te rejoins sur "résistons à l'esprit grégaire".

Mais les gens n'ont pas encore conscience de paradoxes énormes. Exemple :
En une du journal "Le monde" hier, un petit article indiquait la prise de position d'économistes de l'OCDE selon lesquels le réchauffement climatique était une menace majeure sur l'humanité, dans le même esprit que le rapport Stern, parlementaire anglais, d'il y a environ un an. D'après eux, il faut absolument faire quelque chose. Une grande première donc de la part de l'OCDE n'a jusqu'à présent parlé que croissance et échanges commerciaux.

Mais à la radio le même soir, j'entendais un représentant du gouvernement et un financier qui ne parlaient que croissance et pouvoir d'achat. Ainsi il ne semblait pas y avoir de salut or de la croissance économique (attention, on parle là essentiellement de la croissance des gens aisés, pas des nécessiteux)

Bref, cherchez l'erreur...

Michel a dit…

'...L'amour de la beauté comme quelque chose de simple et d'essentiel.'
Le but n'est pas un renoncement de quoi que ce soit pour le consommateur occidental mais un choix de manière de vivre et d'appréhender la vie. Un peu comme le font les moines Zen. Scruter nos propres besoins, ce qui nous combles et ce qui nous manques.
Il n'y a rien à renoncer puisque rien ne nous appartient. Ce qui nous appartient est déjà inscrit au coeur de nous-mêmes, c'est notre vision de la vie. Par-contre en ce siècle, beaucoup de prennent plus le temps, ne serais-ce que de voir leur propre coeur et de se comprendre eux-mêmes qui est le but ultime de la vie.

Astrale a dit…

Tu as raison Marc, il faut savoir se poser les bonnes questions...c'était le sens de mon billet.

Marc a dit…

si Michel ! il faut renoncer à prendre sa voiture pour aller chercher ses enfants le samedi matin à l'école qui est à 500m. Les bagnoles le samedi matin devant les écoles, c'est dangereux, énervant et polluant.
Aussi il faudrait renoncer à la prolifération du jouet en plastique pas cher, importé de l'autre bout du monde, fabriqué dans des conditions indignes, distribué dans les Mac DO et qui lassent même les enfants au bout de 5 minutes.
J'ai cent autres exemples.

Evidemment, il faut toujours "positiver", ne pas employer de terme négatif, rester zen quoi qu'il arrive, être bien gentil, bien docile, bien sage et au final...tout à fait conformiste.

Eh bien non, je ne serai pas zen, Marie parle de révolution non ?
Vive mai 68 et les pavés ! J'en boufferai, j'en boufferai, j'en boufferai encore du Père Noël...

Astrale a dit…

Michel, y-a-t-il eu l'équivalent de mai 68(révolution des étudiants)(pour faire court) au Quebec, à Montréal?
bises printanières

rémi a dit…

la phrase de Woody Allen est saisissante.
La perspective de la mort, en tant que danger, laisse les animaux que nous sommes bien peu tranquilles.
Mais cela même auquel nous voudrions mettre un bémol est à la source de ce que nous sommes. Ce qui est en haut est en bas, et vice-versa, c'est bien connu.
Marie, merci pour la version de bal perdu avec Bourvil en compagnie de cette très jolie inconnue.

Astrale a dit…

Bonjour Rémi..;(rémi qui au fait?)
J'adore Bourvil(De funes aussi d'ailleurs) et la chanteuse s'appelle Elsa!

Michel a dit…

Mai 68 a été pour nous La crise d'octobre 70 mais c'était plus qu'une crise étudiante mais ujne crise politique déclanché par de rêveurs qui trouvait que les choses n'allaient pas assez vite pour obtenir l'indépendence du Québec, alors ils ont enlever un ministre et un diplomate Anglais. Ce qui a déclancher la loi des mesures de guerre par le gouvernement. Mesures qui permettait l'arrestation sans motif valable de tout les intellectuels de gauche, poètes, cinéastes, écrivains, syndicaliste, étudiant et futur ministres du partie Québécois. Le ministre fut assasiné, le dipomate libérer et nos illusions sur la démocratie...envolé.

Michel a dit…

38 ans plus tard, le gouvernement fédéral vient de reconnaître que nous sommes une Nation dans la nation par notre spécifité de langue Française. Un village d'irréductible comme le village d'Astérix. Les Anglais qui croyait nous assimiler n'y sont pas parvenue et ce même après 400 ans d'histoire. Ironie du sort, les Américains en sont rendu à promouvoir un décret pour protéger la langue anglaise dans leur propre pays car l'espagnol prend de plus en plus de place. Nous au Québec, nous acceuillons des gens de tout les pays, de toutes les religions, de toutes les couleurs. La seule chose que nous leurs demandont en échange, c'est que le Français deviennent leurs langue de travail.