mercredi 17 septembre 2008

au delà...

au delà

A vous passants, d'un jour, d'un instant...

Je dois vous dire que je mets ce blog en suspens. Est-ce temporaire, définitif?
Je ne sais pas. Je ne renie rien de ce que j'ai écrit ou partagé, aussi je ne souhaite pas le détruire.

Je ne sais plus à quoi il sert.

Je vais donc le laisser ainsi, peut-être y reviendrai-je...qui sait?

Amicalement à tous.

Marie

dimanche 14 septembre 2008

le point A


le sens de la vie...

y-a-t’il un départ...ce serait la naissance...le point A.

Une arrivée., le point B...la fin de la vie, l’ultime moment où l’on se retrouve définitivement seul avec soi-même. Et peut-être dans une grande souffrance....quelle ironie, quelle absurdité, comme s’ingéniait à nous le faire remarquer Albert Camus.

Et entre les deux, le chemin, ou plus exactement

l’expérience.

Cela parait ainsi moins linéaire.

Et si tout ne résidait pas simplement dans le point A?

La vie telle que nous la concevons, pratique et consumériste est -elle vraie; n’est-ce pas là l’ illusion?
La vraie vie ne serait-elle pas celle de notre imagination, de nos rêves, de notre spiritualité, de nos aspirations, de nos désirs...on ne peut pas exclusivement vivre de cela, certes, d’amour et d’eau fraîche, de fantasmes, de ressentis. Mais ils nous font tant vibrer, sentir la vie dans les tripes, gonfler nos sens, étreindre notre poitrine...C’est comme écouter une musique, des voix qui nous transportent, qui nous font frissonner. C’est comme regarder une œuvre, la toucher, respirer le parfum des fleurs, apprécier le goût des fruits; c’est comme rire, faire l’amour, partager un bon repas, se promener le long d’un cours d’eau, sur une plage, regarder, voir....(oui, bon, moi je ne fume pas, désolée, je ne le mets donc pas;-)....
Exerçons notre oeil, notre oreille, notre goût, notre odorat, notre toucher...nos 5 sens...et puis développons notre sixième sens, celui de l’intuition, de la réflexion, de l’altérité.
Bien à vous

mercredi 10 septembre 2008

inventeur



"ombrée3,sept.08"


heureusement qu'il y a des petits curieux de tout et qui inventent des trucs...
Nicephore Niepce MERCI!
Qu'est-ce que je m'amuse!

dimanche 7 septembre 2008

musica

Le vase donne une forme au vide, et la musique au silence.
[ Georges Braque ]


..............

... ...



le cygne.août 2008, malsaucy.

Le blanc sonne comme un silence, un rien avant tout commencement.
[ Vassili Kandinsky ]

mercredi 3 septembre 2008

le temps labyrinthique...


J'aime bien Deleuze...lisez ceci:


"Le temps sort de ses gonds, il s’est mis hors du joint, bon, ça veut dire, voyez ce que ça veut dire, ça veut dire quelque chose de très précis la formule d'Hamlet, ça veut dire : le temps a cessé, pour employer des choses dont on parlait encore l’année dernière, le temps a cessé d’être la mesure du mouvement. Voilà, le temps ne mesure plus le mouvement, le temps n’est plus le nombre du mouvement circulaire. Le temps s’est libéré de l’astronomie et de la cosmogonie… et de la psychologie, c’est-à-dire il s’est libéré du Moi, du Monde, et de Dieu.
Le temps sort de ses gonds, il n’y a pas de formule plus belle que ça, que cette formule de Hamlet… Donc si le temps sort de ses gonds, s'il n’est plus circulaire, il se déplie, en même temps, il ne mesure plus la forme du mouvement, c’est: il ne mesure plus le mouvement cyclique, bon, c’est bien, c’est… il est devenu… ligne pure du temps, il s’est, à la lettre, déroulé, il est devenu la ligne pure du temps…
Le labyrinthe a cessé d’être circulaire, le labyrinthe est devenu ligne droite, c’est ce que nous disait, si vous vous rappelez, c’est exactement ce que disait Borges dans un récit dont j’ai parlé, précédemment, lorsqu’il fait dire à un de ses personnages "je vais vous parler d’un labyrinthe qui se confond avec la ligne droite", et il précise, "un labyrinthe que les Grecs ne connaissaient pas"… Maintenant, le labyrinthe c’est la ligne droite, c’est la ligne du temps comme "pure forme" , que Kant appellera et dont Comtesse, à quoi Comtesse se référait, la semaine dernière, c’est le temps comme forme vide et pure… Mais le temps comme forme vide et pure, comprenez ce que ça veut dire, ça veut dire, il est devenu ligne droite… Et bien, voilà un concept; le temps sort de ses gonds, sentez à quel point c’est chargé d’affects, et sentez que vous n’allez pas percevoir les choses de la même manière, que tout concept est un réservoir de percepts possibles et d’affects virtuels. Et pourquoi ? Ce temps ligne droite, qu’est-ce qu’il fait ? Forme pure et vide , il traverse! Qu’est-ce qu’il traverse ? Il traverse quelque chose, notre rapport avec le temps a complètement changé. Si vous prenez cette phrase à la lettre, notre rapport avec le temps change complètement… Et il change sous quelle forme ? Je suis dans le temps, mon mode d’existence même est d’être dans le temps…"
extrait.. la suite

mardi 26 août 2008

la foto d'une peinture.....la Faute...oh!!


Chatib.2006

Quels rapports l'art entretient-il avec le réel? L'art est-il une mimesis, comme le disaient les Grecs, une imitation du réel? Ou le réel présent dans l'art est le fruit de rapports infiniment complexes que la simple copie. La photographie est bien un art, selon que celui qui photographie donne à montrer non seulement ce qu'il voit, mais bien aussi sa façon de voir, reflet de son intériorité. Il pourra suivre un cheminement, parfois inconscient qui le conduit à percevoir des petits éclats d'infini, des "hors du temps" qui nous émeuvent lorsqu'il s'agit justement de photos anciennes où l'intention de transmettre était là...

mardi 19 août 2008

sensitif



Il faut commencer par éprouver ce qu'on veut exprimer.
[ Vincent Van Gogh ](evene)

Je rajouterais, que pour sentir ce que l'on éprouve, le passage par la verbalisation est le plus souvent indispensable, verbalisation écrite ou orale:
Ecrite, face à un lectorat parfois un peu trop invisible comme sur les blogs, orale face à une oreille compatissante. Cependant, dans l'expression artistique picturale ou autre, le geste se passera de la verbalisation. Le ressenti s'exprimera directement et l'épreuve sera directe. Elle se passe de mots...peut-être...

lundi 18 août 2008

femme...


"Nous ne sommes jamais aussi mal protégés contre la souffrance que lorsque nous aimons"(Freud)

Ah! trouver la voie, sa voie...
de retour sur soi

il n'est pas question de souffrance,
ni d'errance,

mais bel et bien d'amour,
qui voit le jour.

donner au plus profond de soi,
sans regret,
sa foi,
se détacher le plus possible
de l'objet

rien d'horrible
pas de cible

la force du symbole,
et offrir en obole

sa part de lumière
rester entière
sincère

âme,
femme.


Découvrez Claude Nougaro!

dimanche 17 août 2008

Christian Bobin



"Une intelligence sans bonté est comme un costume de soie porté par un cadavre."

"Aimer, c'est prendre soin de la solitude de l'autre, sans jamais la combler, ni même la connaitre"

Je me surprends à aimer écrire, à retrouver un plaisir inouï à lire, ce qui ne m'était pas vraiment arrivé depuis un certain temps. De vagabonder sur les blogs, d'ouvrir mon intérêt à ce qui plait aux autres, d'avoir à écrire pour établir des liens, tout cela m'a permis de sortir d'un empâtement intellectuel caractéristique des gens qui travaillent beaucoup et qui sont trop le nez dans leur guidon. Je souffle, je respire, je pense, je réfléchis, je découvre mille choses, trop parfois...au détriment des contingences matérielles ordinaires.

Je me pose...

Bien à ceux qui me lisent.

jeudi 14 août 2008

intentionnalité

Sartre, La Nouvelle Revue Française, janvier 1939(extrait)

"Être, c'est éclater dans le monde, c'est partir d'un néant de monde et de conscience pour soudain s'éclater-conscience-dans-le-monde. Que la conscience essaye de se reprendre, de coïncider enfin avec elle-même, tout au chaud, volets clos, elle s'anéantit. Cette nécessité pour la conscience d'exister comme conscience d'autre chose que soi, Husserl la nomme « intentionnalité ».J'ai parlé d'abord de la connaissance pour me faire mieux entendre : la philosophie française, qui nous a formés, ne connaît plus guère que l'épistémologie. Mais, pour Husserl et les phénoménologues, la conscience que nous prenons des choses ne se limite point à leur connaissance. La connaissance ou pure « représentation » n'est qu'une des formes possibles de ma conscience « de » cet arbre ; Je puis aussi l'aimer, le craindre, le haïr, et ce dépassement de la conscience par elle-même, qu'on nomme « intentionnalité », se retrouve dans la crainte, la haine et l'amour ; haïr autrui, c'est une manière encore de s'éclater vers lui, c est se trouver soudain en face d'un étranger dont on vit, dont on souffre d'abord la qualité objective de « haïssable ». Voilà que, tout d'un coup, ces fameuses réactions a subjectives », haine, amour, crainte, sympathie, qui flottaient dans la saumure malodorante de l'Esprit, s'en arrachent ; elles ne sont que des manières de découvrir le monde. Ce sont les choses qui se dévoilent soudain à nous comme haïssables, sympathiques, horribles, aimables. C'est une propriété de ce masque japonais que d'être terrible, une inépuisable, irréductible propriété qui constitue sa nature même,—et non la somme de nos réactions subjectives à un morceau de bois sculpté. Husserl a réinstallé l'horreur et le charme dans les choses. Il nous a restitué le monde des artistes et des prophètes : effrayant, hostile, dangereux, avec des havres de grâce et d'amour. Il a fait la place nette pour un nouveau traité des passions qui s'inspirerait de cette vérité si simple et si profondément méconnue par nos raffinés : si nous aimons une femme, c'est parce qu'elle est aimable. Nous voilà délivrés de Proust. Délivrés en même temps de la a vie intérieure » ; en vain chercherions-nous, comme Amiel, comme une enfant qui s'embrasse l'épaule, les caresses, les dorlotements de notre intimité, puisque finalement tout est dehors, tout, jusqu'à nous-mêmes : dehors, dans le monde, parmi les autres. Ce n'est pas dans je ne sais quelle retraite que nous nous découvrirons : c'est sur la route, dans la ville au milieu de la foule, chose parmi les choses, homme parmi les hommes".

blue soul...




L'écriture est-elle le seul espace de liberté absolue?



lundi 11 août 2008

ensembles...

La connaissance de soi ne va pas de soi, elle se reflète dans le regard de l'autre, qui parce qu'il fait choeur avec d'autres dans le partage, permet d'ouvrir son coeur. Confiance, Amour, Humanité, Bonté et Beauté, des mots simples qui résonnent dans la sangha .



et parce que le mouvement "peace and love" n'aurait pas dû s'éteindre:

dimanche 10 août 2008

adagio du concerto N°23 de Mozart

Horowitz est touchant et admirable et cet adagio rend paisible, on devrait le diffuser dans tous les lieux publics, et supprimer ces musiques minables dont on nous abreuve sans cesse et qui ne fait que renforcer l'anxiété et le stress, donc l'agressivité de la plupart des gens...Mozart comme agent de salubrité publique, Mozart, Moz'ART!

lobos

En allant fouiner du côté de du poète Ruben Dario,grand poète, puissant initiateur d'un monde de sensibilité et de lyrisme...


Silencio de la noche, doloroso silencio
nocturno... ¿Por qué el alma tiembla de tal manera?
Oigo el zumbido de mi sangre,
dentro de mi cráneo pasa una suave tormenta.
¡Insomnio! No poder dormir, y, sin embargo,
soñar. Ser la auto-pieza
de disección espiritual, ¡el auto-Hamlet!
Diluir mi tristeza
en un vino de noche
en el maravilloso cristal de las tinieblas...
Y me digo: ¿a qué hora vendrá el alba?
Se ha cerrado una puerta...
Ha pasado un transeúnte...
Ha dado el reloj trece horas... ¡Si será Ella!...



et pour rafraichir...:-)